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Histoire de La Nature Morte en Peinture.
La nature morte en tant que genre pictural à part entière trouve son origine en Grèce. Selon le témoignage de Pline l'Ancien, le plus illustre adepte du genre aurait été un certain Piraeicos, auteur de tableaux représentant des artisans au travail, des animaux ou des " provisions de bouche et autres denrées du même type ", qui font penser aux xenia, ces présents de vivres que les Grecs fortunés mettaient à la disposition de leurs hôtes.
Déjà la nature morte antique n'en revêt pas moins parfois une résonance morale : le combat de la langouste et du poulpe, visible au centre de la magnifique mosaïque marine de la villa du Faune à Pompéi, la perdrix morte accompagnée de deux grenades mûres, qui compose le sujet d'une fresque d'Herculanum, sont, en même temps que des invites épicuriennes à jouir de la beauté de la nature et des plaisirs de la vie, de troublants rappels de la précarité d'une condition humaine toute provisoire. Mais la nature morte semble avoir disparu en peinture avant même la chute de l'Empire
romain. Le chaos né des multiples guerres menées contre des tribus barbares rendit les conditions de vie des Romains plus difficiles et provoqua une dégradation des moeurs qui fit progressivement oublier le raffinement des années fastes. En outre, la chrétienté imposa aux Romains des normes de vie différentes, et certainement plus austères. Pendant plus de mille ans, la civilisation occidentale n'accepta plus la représentation des choses
immobiles... Au Moyen-Âge dans les enluminures des moines qui illustrent les textes sacrés et les bréviaires la nature morte est utilisée à des fins de décoration, pour enjoliver et enluminer le texte...
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