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Léonard de Vinci : La Joconde ou Mona Lisa.







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Tableau à la loupe. Zoom.

 

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Léonard de Vinci,Mona Lisa ou la Joconde, 1503-1507. Huile sur bois, 77 × 53 cm.

Le portrait de Mona Lisa, dite la Joconde, exécuté par Léonard de Vinci entre 1503 et 1507, est celui de Lisa del Giocondo. Elle est l'épouse d'un marchand florentin, Francesco del Giocondo. Lorsque le tableau est commencé l'âge de Lisa del Giocondo est de 24 ans, celui de Léonard 51 ans. C'est à Florence que la toile a été réalisée. Elle met en scène une jeune femme, représentée à mi-corps, dans une loggia. Vêtue avec une grande simplicité, elle adopte une pose de trois quarts, dirige son regard vers le spectateur et esquisse un léger sourire. Sa silhouette se détache sur un fond de paysage brumeux, exécuté avec une grande minutie, à l'arrière plan son caractère est irréel, au premier plan on perçoit des rochers, une route sinueuse et un petit pont. La place occupée par le paysage est inhabituelle pour l'époque elle démontre la grande indépendance d'esprit et la capacité d'innovation du peintre. Le modelé est doté d'une douceur et d'une grande subtilité. Cet effet se trouve renforcé par le sfumato, le rendu d'une atmosphère vaporeuse caractéristique de la manière de Léonard qui associe fond et forme et rend presque immatériels les contours. L'œuvre, réalisée à l'aide d'une palette très réduite, témoigne d'une grande profondeur psychologique. Enveloppée par cette lumière diffuse, Mona Lisa, mystérieuse et fascinante, apparaît comme une figure idéale. Dépassant le stade du simple portrait, l'œuvre s'affirme comme une synthèse d'une grande complexité des recherches de Léonard de Vinci et de sa perception de la nature et de l'Univers. Elle est également l'une des plus hautes expressions de son art. Léonard de Vinci ne se séparera jamais de l'œuvre, l'emmenant jusqu'en France où elle est acquise par François 1er, elle est conservée au Musée du Louvre à Paris.

Le modèle est présenté de trois quart, ses yeux sont situés sur la ligne d’horizon. Mona Lisa est assise sur un siège en bois. Elle est visible jusqu'à la mi-corps, son buste est tourné vers le spectateur et son visage est presque de face. Elle a les mains croisées, la main droite sur le poignet gauche et la main gauche le long de l’accoudoir du fauteuil.

La perspective est centrale. La toile se divise naturellement en 4 parties. En haut le visage domine se détachant du paysage, en bas les mains lui répondent. L’expression du visage est humble, paisible et exprime l’harmonie. La position des mains renforce encore ma sensation d’humilité et de tranquillité. Des 2 cotés le paysage domine.

3 Plans successifs :Le modèle est à l’avant plan. En contrebas un paysage divisé en 2 parties, un paysage réaliste au premier plan puis à l’arrière plan un paysage imaginaire presque surréaliste.

La perspective est centrale, cette forme d’agencement permet à Léonard de situer le cœur de Mona Lisa au centre géométrique de l’œuvre, son œil gauche et ses doigts se situent également au centre en haut et en bas. Ce choix accentue la présence du personnage au sein de la composition.
L’œil est naturellement attiré par le centre ce n’est qu’ensuite que le spectateur prend conscience de l’équilibre entre le paysage, la nature, et la personne, l’humanité.

La lumière provient du haut et de la gauche, elle se concentre sur le modèle.

La toile est recouverte d'une succession de glacis colorés qui vitrifient le tableau. Ces couches de vernis ont assombri l’œuvre.

Il est probable que La gamme des couleurs consistait en un passage dégradé du bleu du ciel au jaune des manches, via d'innombrables nuances de gris, bruns, roux et ocres. Voici l’œuvre avec ses couleurs supposées à l’origine.

Les couleurs chaudes sont réservées au modèle , les couleurs froides à la nature.

Toiles similaires.

Alessio Baldovinetti (1425-1499). La Vierge et l'Enfant.

La Vierge se détache devant le paysage, ses mains sont jointes, ses habits sont de rouge et de bleu. Elle regarde le Christ.

Hans Memling (1430-1494). Benedetto Portinari en Prière. (1487).

Le Personnage se trouve aussi dans une loggia, devant le paysage, ses mains sont jointes. Il ne regarde pas le spectateur.

Lorenzo di Credi (1460 - 1537). Portrait présumé de Caterina Sforza

Un rideau rouge cache le paysage à l’arrière plan, la tenue est sobre, les mains sont occupées à toucher des fleurs. Le modèle regarde vers la gauche.

Raphaël (1483 -1520). Maddalena Doni. (1505-1506).

Maddalena se détache et contraste du paysage. Elle regarde le spectateur de face.

Ses mains sont croisées à la manière de la Joconde. Contrairement à Mona Lisa la tenue est luxueuse et le modèle porte ses bijoux.

Camille Corot. La Femme à la Perle. (1869).

La posture est identique à celle de Mona Lisa. Les mains sont croisées de manière identique. Le costume est sobre. Le modèle regarde le spectateur d’une manière mélancolique, elle porte une perle sur le front et une bague à la main droite, ses doigts sont extrêmement longs.