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 Edvard Munch. Le Cri. (1893).





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Edvard Munch, Le Cri, 1893, Zoom, Tableau à la Loupe.





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Edvard Munch. Le Cri. (1893).

Peintre expressionniste norvégien Edvard Munch a réalisé 4 versions du Cri. Deux temperas sur carton se trouvent au musée Munch d’Oslo (83,5 x 66 cm) une huile tempera et pastel est à la Galerie d’Oslo (91 x 73,5 cm) une quatrième version datée de 1895 se trouve dans une collection particulière et est mise en vente le 2 mai 2012 par Sotheby’s à New York. Cette œuvre, véritable angoisse existentielle est considérée comme la plus importante de l’artiste. Le Cri fait partie d’une série ambitieuse de 22 toiles, à peu près : La Frise de La Vie construite un peu comme une composition musicale, l’artiste y exprime la mélancolie, l’angoisse, la jalousie, la peur, l’amour et bien d’autres émotions. L’artiste cherche à fixer des « instants d’émotions », sur sa toile comme sur une plaque photographique. Ce portrait de face, parfois comparé à une momie ( ! ) est déformé par la torsion du cri. Le visage s’allonge vers le haut en ondulant et le mouvement bascule à l’horizontale au niveau du ciel. Le contraste entre couleurs chaudes et froides rajoute encore à la tension. Pour la Frise de la vie Munch s’est donné un programme : « Il faut que ce soient des hommes vivants, qui respirent et qui ressentent, qui souffrent et qui aiment. » Se détachant des influences françaises de l’impressionnisme, son œuvre trouve son langage propre. Le sentiment de la puissance et du mystère de la nature vécu comme un désarroi, jusqu’à l’angoisse et la terreur. La figure, sans individualisation, entièrement condensée dans son « cri », incarne la tragédie de la vie répercutée dans le monde intérieur.
Le point du spectateur se situe au niveau du sommet de la tête du personnage. A l’endroit ou la distorsion est projetée hors de lui. L'artiste a associé une note dans un de ses journaux a propos de cette œuvre : « J'étais en train de marcher le long de la route avec deux amis - le soleil se couchait - soudain le ciel devint rouge sang – j'ai fait une pause, me sentant épuisé, et me suis appuyé contre la grille - il y avait du sang et des langues de feu au-dessus du fjord bleu-noir et de la ville - mes amis ont continué à marcher, et je suis resté là tremblant d'anxiété - et j'ai entendu un cri infini déchirer la Nature ».
Le visage du personnage se trouve entre les 2 lignes de force verticales, et entre 2 points naturels d’intérêt. Le ciel rougeoyant lui est situé au dessus de la ligne de force supérieure lui aussi entre 2 points naturels d’intérêt.
Les zones bleues et oranges semblent se disputer l’espace pictural comme si elles étaient en concurrence. Le jour et la nuit, le calme et l’angoisse. 
L'œuvre est construite sur la diagonale montante de gauche à droite. L’émotion monte du bas de la personne vers le ciel sur la droite puis elle opère un virage à gauche et change de direction vers l’horizontale gauche. Tout au long du parcours des lignes sinueuses marquent les contours de cette onde ou de cette vibration. 
En proie à une vive émotion le personnage pour ne pas entendre « le Cri » se bouche les oreilles. Les mains sont d’une longueur extrême. 
Ce coucher de soleil d'un rouge flamboyant, est provoqué par l’éruption du Krakatoa, petite île volcanique du sud-ouest de l'Indonésie.
Cette éruption volcanique, depuis le 20 mai 1893 atteignit son activité maximale avec une succession d'explosions gigantesques le 27 aout qui détruisit la plus grande partie de l'île. Cette explosion fut la plus forte de l'histoire ; elle fut entendue à environ 4 800 km de distance. Les scories, projetées sous forme de fine poussière, furent dispersées par les courants aériens, pendant les trois années suivantes, on put observer des levers et des couchers de soleil très colorés en raison de la réfraction des rayons solaires sur les minuscules particules. 
On ne semble pas pouvoir échapper au cri de la Nature, à moins de se boucher les oreilles; ce que fait le personnage central. Le spectateur ne peut lui non plus échapper au vertige des courbes. Ce vertige vient de l'angoisse provoquée par le personnage central que les deux personnages à l'arrière-plan semblent ignorer.
La lumière semble se déplacer sur la toile, du visage, à l’eau puis au ciel. De même sur la jetée. Elle semble se déplacer vers les personnages qui pour l’instant ne semblent pas encore concernés.
Couleurs : Contrastes entres complémentaires. 
Toiles Similaires : 
Edvard Munch. Le Baiser. (1897).
Edvard Munch. Vampire. (1895).
Edvard Munch. Angoisse. (1894).