William Blake (1757 – 1827).  
   
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William Blake (1757 – 1827).

Peintre, graveur, illustrateur et poète anglais ses recueils de poèmes illustrés, uniques dans la littérature occidentale, préfigurent le 
romantisme.
Fils d’un bonnetier, il naît à Londres, où il vivra la plus grande partie de sa vie. Il fréquente très peu l’école mais il lit beaucoup. Les visions 
mystiques qu’il a dès son enfance marqueront son œuvre poétique. Sa poésie révèle l’influence de la pensée de Jakob Böhme (1575-1624), 
mystique allemand considéré comme un précurseur du romantisme, et d’Emanuel Swedenborg (1688-1772) qui propose un système religieux 
fondé sur une interprétation allégorique des Écritures. 
Selon Swedenborg, le monde naturel puise sa réalité dans l'existence de Dieu qui s'est fait homme en la personne de Jésus-Christ. Le but 
suprême est de parvenir à s'unir à Dieu à travers l'amour et la sagesse. William Blake écrit ses premiers poèmes à l’âge de 12 ans.
Puis il suit une formation de dessinateur et de graveur à 14 ans en apprentissage chez le graveur James Basire. Il entre à la Royal Academy 
des Arts de Londres. Il s’y lie d’amitié avec John Flaxman (1755-1826), sculpteur et illustrateur et Johann Heinrich Füssli (1741-1825), 
peintre d'origine suisse dont les toiles évoquent des atmosphères fantastiques et angoissantes.
Leurs recherches influencent profondément son travail esthétique. Sa théorie sur l’art est influencée par la philosophie néo-platonicienne qui 
domine à l’Académie depuis la fin de la Renaissance. La priorité est donnée au dessin et au refus de la couleur à cause de ses composantes 
sensuelles. Cette position est aussi celle de William Blake et elle débouche sur une querelle avec le directeur de l’Académie de l’époque : Sir 
Joshua Reynolds dont les conceptions sont néoclassiques. L’artiste quitte alors l’Académie et gagne sa vie en réalisant des reproductions. 
En 1789 il travaille en utilisant la technique dite de l’impression enluminée. 
Le texte initial des Chants d’innocence est publié en 1789, les textes sont gravés à l’eau-forte, puis retravaillés à l’aquarelle. La technique 
est reprise pour le recueil des Chants d’expérience. L’ensemble est recomposé en 1794. L’œuvre constitue un cheminement où les textes 
superposent les éléments et entrent en résonance pour proposer une vision globale de l’Homme et du monde.
La poésie de Blake est très originale, elle est visionnaire et mystique, elle expose une saisie de la révélation par l’image et les mots en 
utilisant les légendes anciennes et le monde biblique. Le Christ est considéré comme un avatar du dieu Orc, le Titan.
Elle recherche des mythes et des archétypes qui permettent une approche de la réalité sur le mode du symbole. Le conflit entre le bien et 
le mal et la quête d’une réconciliation se manifestent dans l’Agneau (Chants d’innocence) et le Tigre (Chants d’expérience), symbolisant 
respectivement l’enfance innocente et le monde adulte. Le bonheur est considéré comme une conquête dirigée contre le mal. L’écriture et le 
dessin sont gravés à l’acide et colorés ensuite à la main ou imprimés en couleur ultérieurement. Le nombre de tirages est limité. Il illustre ses 
propres poèmes et livres prophétiques inspirés de la Bible et de John Milton (1608-1674), poète humaniste et libéral anglais, auteur du 
Paradis perdu (1667) et de pamphlets polémistes républicains en faveur des libertés individuelles et civiles. 
Les livres prophétiques sont une série de longs poèmes en vers de forme assez libre, écrits à partir de 1789. Ils constituent une véritable 
épopée de la création, des dieux et de l’humanité. Blake y travaille pendant une trentaine d’années, et élabore à cette occasion une 
mythologie personnelle complexe, inventant ses propres personnages symboliques.
Grâce au mécénat de Willam Hayley, Blake peut habiter la ville côtière de Felpham entre 1800 et 1803. Il y compose, dans la continuité des 
Livres prophétiques, de grandes épopées visionnaires rédigées en vers libres et gravées à l’eau-forte entre 1804 et 1820 : Milton 
(1804-1808), Vala (1797), et Jérusalem (1804-1820).
Blake peint essentiellement des sujets religieux, des illustrations d’ouvrages de John Milton ou de John Bunyan (1628-1688), écrivain anglais 
et ministre du culte puritain.
Ou bien encore 21 illustrations à l’aquarelle du Livre de Job pour la Bible.qui demeure son œuvre la plus populaire (1823 - 25). Il compose 
également des illustrations pour une édition des poèmes de Thomas Gray (1716-1771), poète britannique, dont l'œuvre annonce le passage 
du classicisme au romantisme,
et des aquarelles pour les Nuits d’Edward Young (1683-1765), poète anglais qui, avec ce recueil, préfigure le romantisme.
Il peint aussi des aquarelles, des tempera et des monotypes mais, en conformité avec sa théorie sur l’art, jamais aucune peinture à l’huile. 
Sa philosophie personnelle est assez mystérieuse, il se considère comme un prophète et n’a jamais peint un seul tableau à l’huile. Pour lui le 
dessin prime sur la couleur qui égare les sens. La combinaison entre écriture et enluminure est un rappel de la tradition médiévale de 
l’écriture.
On peut parler d’œuvre d’art totale car il y a fusion entre ce qu’il nomme des visions de l’éternité, poésie et iconographie. Blake estime que 
les formes parfaites ne peuvent être reproduites que d’après les visions intérieures et non grâce à l’observation de la nature. Son style 
linéaire et rythmique constitue lui-même une négation du style académique alors en vigueur, qui prône des aplats de couleur. Blake privilégie 
les contours nettement dessinés, sans pour autant négliger la fraîcheur des couleurs, et donne une extraordinaire expressivité à ses nus. Il 
s’inspire des sculptures qui ornent les pierres tombales médiévales et du maniérisme. Il est également influencé par Michel-Ange. 
Blake a été qualifié de préromantique car il rejette le style littéraire et la pensée néoclassiques. Toute sa vie il s’oppose aux valeurs de 
l’Angleterre du 18ème siècle. mais il demeure inclassable en tant que penseur et poète.
Non-conformiste à l’extrême, Blake compte dans ses relations des libres-penseurs anglais tels que Thomas Paine (1737-1809), homme 
politique et publiciste anglais, et Mary Wollstonecraft (1759-1797), femme de lettres féministe anglaise.
Mystique, il soutient la Révolution française au nom d’une foi libératrice de toutes les oppressions, sans toutefois adhérer à l’idée du déisme. 
Soumis depuis son plus jeune âge à des visions mystiques, il semble en tirer la force intérieure de son style mais aussi un certain 
hermétisme.
William Blake termine sa vie dans la misère, entouré de l’amitié d’un groupe de jeunes artistes qui le reconnaissaient comme leur maître. Il 
meurt à Londres, sans avoir pu achever une série de dessins inspirés par la Divine Comédie. Son style visionnaire exerce une profonde 
influence sur des poètes tels que, Charles Swinburne (1837-1909), poète anglais proche des préraphaélites, réputé pour ses thèmes 
libertaires et érotiques, comme pour sa virtuosité stylistique.
William Butler Yeats, (1865-1939), poète et auteur dramatique irlandais, l'un des plus grands écrivains du 20ème siècle, et Emily Dickinson, 
(1830-1886), poétesse américaine dont les œuvres lyriques abordent avec une grande finesse les thèmes universels de l'amour, de la mort 
et de l'immortalité.
L’œuvre de Blake était tombée dans l’oubli mais de nos jours il est considéré comme l’un des premiers romantiques et parallèlement comme 
un des inspirateurs de la peinture moderne.