|
L'Art naïf. (1900)
L'art et la peinture "naïfs" sont par définition le fait de non professionnels : d'artisans à l'imagination féconde, d'autodidactes et de "peintres du dimanche". Wilhelm Ude, l'un des découvreurs de la peinture naïve en France a pu qualifier des artistes tels qu'Henri Rousseau, Séraphine Louis, Louis Vivin, Camille Bombois, Dominique-Paul Peyronnet, René
Rimbert, Adolf Dietrich ou André Bauchant de "peintres du coeur sacré", expression qu'il oppose à celle de "maîtres populaires de la réalité". En effet ces artistes sont souvent éloignés du réel car l'artiste naïf crée avant tout pour lui-même et exprime sans compromis sa vision réaliste ou poétique et ses fantasmes
personnels. L'art naïf a surtout pris son essor depuis le début du XXe siècle. Il est souvent le fait de retraités, sexagénaires ou septuagénaires à l'esprit généreux et qui peuvent parfois donner des leçons de sincérité aux "vrais" peintres. Il faut citer entre autre les peintres naïfs de l'école de Hlebine, les toiles d'Ivan Generalic, le
palais fantastique de Ferdinand Cheval, la peinture de l'américaine Grandma Moses, d'Henri Trouillard... L'art naïf a été redécouvert par André Breton et par Jean Dubuffet, il a aujourd'hui sa place sur la scène culturelle et sur le marché de l'art. Il a marqué de nombreux courants de l'art moderne, de la peinture métaphysique au réalisme fantastique et au surréalisme et des peintres comme Paul Klee ou Marc Chagall. |