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Émile Claus. (1849 - 1924). 
 Jeunes paysannes marchant sur les bords de la Lys.

Luminisme. 







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Émile Claus. (1849 - 1924). Jeunes paysannes marchant sur les bords de la Lys.

Tout au long de sa carrière Camille Pissarro (1830 – 1903) dit de son œuvre : « Ma peinture ne mord pas, mais pas du tout, cela me poursuit un peu partout ». Il faut comprendre que l’artiste pense que ses tableaux n’accrochent pas. Ainsi lorsque Pissarro rencontre Seurat et Signac en 1884 il adopte leur style pointilliste et travaille ainsi durant quelques années. Cette période de Camille Pissarro va nous donner des toiles d’une luminosité exceptionnelle, les tableaux sont emplis d’une vive lumière naturelle. Mais comme l’artiste ne parvient à vendre aucune toile il revient à une technique plus impressionniste après avoir vu les œuvres de Turner à Londres. Il est évident qu’Émile Claus connaît les œuvres de Camille Pissarro effectuées durant sa période pointilliste, il s’inspire ici de sa touche et de sa palette si lumineuse. Le jaune et le vert de Pissarro sont présents pratiquement à l’identique ainsi que les touches mauves et bleues. Il n’en faut pas plus pour recréer le charme et l’atmosphère des toiles pointillistes de Camille Pissarro. Pour faire un grand peintre il faut une main et il faut aussi un œil. L’œil est aussi important que la main, certains peintres n’ont que l’œil d’autres n’ont que la main. Incontestablement, comme Monet qu’il admirait, Émile Claus possède l’œil et la main. 

Le point de vue du spectateur se situe au niveau des 2 jeunes filles. 
Le ciel occupe moins d’un quart de l’espace pictural mais si l’on y ajoute son reflet dans 
l’ eau, au moins la moitié. 

Les 2 jeunes filles se situent sur le centre géographique de la toile. Entre les 4 lignes de force et les 4 points naturels d’intérêt. 

Les 2 personnages sont à la limite entre la zone claire des champs aux couleurs chaudes et la zone froide de l’eau et du ciel. 

Les principales lignes directrices suivent les rives de la rivière. L’artiste a construit son tableau en s’appuyant sur la diagonale descendante. 

Détails : 

Il semble que d’autres personnes soient présentes sur l’autre rive, ceci explique pourquoi l’une des jeunes filles est tournée de ce côté. 

Les meules de foin et la végétation, à l’arrière plan, dont les représentations sont nettes sur la toile, sont constituées de tout un enchevêtrement de lignes et de points. 

Le détail des 2 jeunes filles ne laisse planer aucun doute, l’œuvre est bien un tableau pointilliste. 

Lumière : La lumière vient d’en haut à gauche. Les 2 jeunes filles sont éclairées en 
contre jour. 

Couleurs : Contraste entre couleurs chaudes et froides. 

Toiles similaires : 

Camille Pissarro. Église et Ferme. Éragny. (1895). 

Camille Pissarro. Le Repos des Faneuses. (1891). 

Émile Claus. Rencontre sur un Pont. 

Émile Claus. L' Arbre Ensoleillé.