Amedeo Modigliani. 


  
English Website

Les Peintres









Laisser un commentaire ou un avis.
 

                               
 
Envoyer cette page à un(e) ami(e)         

 Accueil     Newsletter   Mouvements  Peintres  Genres  Techniques   Histoire   Musées  Expositions   Galeries   Artistes    Jeux    Annonces    Boutique Contactez-nous  
  
Qui sommes nous ?  
 Liens 



Laisser un commentaire ou un avis.  

Amedeo Modigliani (1884 -1920).

Peintre, dessinateur et sculpteur italien de l’école de Paris Modigliani effectue de nombreux voyages en Italie et étudie aux Beaux-Arts de Florence et de Venise. En 1906 il s’installe à Paris où il est influencé par la période précubiste de Pablo Picasso, par Matisse et le fauvisme, Toulouse-Lautrec et surtout Cézanne et les préraphaélites, (mouvement anglais du milieu du 19ème siècle, de courte durée, qui influença l'art nouveau et le symbolisme). Le Joueur De Violoncelle (1909) affirme un sens aigu des proportions et un modelé des volumes par la couleur seule qui évoque beaucoup Cézanne. Mais déjà Modigliani s’intéresse surtout à la psychologie de ses modèles plutôt qu’aux problèmes de forme. La palette est encore sombre, pratiquement monochrome.
Il commence à élaborer un style extrêmement personnel caractérisé par des formes allongées, voire déformées, l’ovale des visages et des yeux vides, clairs ou fermés. 
En 1908, il expose au Salon des Indépendants, dans la salle des peintres Fauves, et se lie avec le docteur Paul Alexandre, 
qui lui apporte une première aide matérielle. 
En 1909 sous l’influence de Constantin Brancusi et de la sculpture africaine il réalise ses premières sculptures en quête du « volume idéal ». Il présente ses sculptures, pour la plupart inspirées à la fois de l’art africain et de la sculpture grecque, au Salon d’automne de 1912. Cette courte expérience de la taille directe le mène à faire de la ligne le principal élément constructif de ses peintures. 
Il se détourne toutefois de la sculpture, le travail de la pierre attaquant dangereusement ses fragiles poumons.
Sur la toile cette quête se traduit par une ordonnance harmonieuse des plans concaves et convexes et par une distinction nette entre le motif et le fond. Les portraits sont stylisés au point de constituer un style presque immuable. On reconnaît un portrait de Modigliani au premier regard, sans aucun doute possible. Le style est à la fois archaïque, géométrique et maniériste. 
L’évolution du peintre au cours de cette période est bien illustrée par les trois portraits de Paul Alexandre. Le portrait de 1909 est toujours dans la tradition de Cézanne. Deux ans plus tard l’artiste simplifie les formes tout en les allongeant, la ligne est accentuée et la pose est beaucoup moins maniérée. L’éclairage joue aussi un rôle plus important. En 1913 le fond est beaucoup plus vivant par des rayures de couleur. La morphologie du modèle est plus fidèle même si les traits du visage sont extrêmement stylisés. 
Le poète polonais en exil Léopold Zborowski, qu’il rencontre par l’intermédiaire de son ami Chaïm Soutine en 1916, 
devient bientôt son marchand et son protecteur. Avec son long cou flexible, son visage d'un ovale parfait et ses yeux noirs rapprochés, 
Anna Zborowska, l'amie de Zborowski, devient l'un des modèles préférés de Modigliani. 
Tout en menant une vie dissipée (drogues, alcool et amours tumultueuses) qui nuit progressivement à sa santé, Modigliani élabore la part très connue de son œuvre à partir de 1915.
Certaines toiles évoquent le fauvisme comme Diego Rivera (1914-1915). A partir de 1915 chez Modigliani l’influence du cubisme est manifeste (Les Fiancés), par la division quasi-géométrique des formes et par le traitement des différents plans. Mais quel que soit le style qu’il utilise pour s’exprimer sur la toile le peintre fait toujours ressortir avec force la personnalité du modèle, comme dans les portraits de jean Cocteau, de Paul Guillaume, et de Max Jacob. 
Il effectue de nombreux portraits de sa jeune compagne, Jeanne Hébuterne, qu’il rencontre et épouse en 1917. C’est au cours de la même année, 1917, qu’une première exposition individuelle lui est consacrée mais, le jour du vernissage, ordre est donné de l’annuler pour attentat à la pudeur.
Ses portraits ont une forte charge psychologique et révèlent un curieux sens du drame.
Dans les nus la psychologie du modèle s’exprime par la position du corps.
Vers 1918-1919 la ligne devient encore plus importante alors que l’expressivité des couleurs est atténuée. Jeanne Hébuterne (1919). 
Les seuls thèmes de Modigliani sont les portraits et les nus. Ils expriment souvent un sentiment de mélancolie résignée, pourtant les toiles possèdent un lyrisme bien particulier qui constitue un peu la signature du peintre. 
La facture de Modigliani et l’expression de ses modèles est unique et aisément discernable. 
Il s’inspire de la facture maniériste du Parmesan en allongeant les visages et les corps mais ses portraits sont bien plus figuratifs et moins réalistes, les ovales bien plus marqués et l’allongement des corps est poussé à son paroxysme. Ceci donne des portraits qui expriment beaucoup de mélancolie et la tristesse voire la détresse de l’âme du modèle. 
Atteint de tuberculose, Modigliani meurt dans la misère le 14 janvier 1920, à l’âge de trente-six ans. Son épouse se suicide le lendemain, laissant seule Jeanne, leur fille de quatorze mois. L’œuvre très personnelle de Modigliani a été définitivement consacrée lors de la biennale de Venise en 1930.