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 Emanuel Leutze. Washington Traversant le Delaware. 1851.






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Statue Vidéo : Les Batailles de Trenton et Princeton. 


The 10 Days That Changed The World, Washington's Crossing the Delaware. The Battles of Trenton and Princeton. A remarkable situation of two battles that changed everything for the War against the British (King George III). Previously there were a few small wins for the continental army and "The Battle of New York" nearly ended everything. Without these two battles there would have not been a United States of America.



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Emanuel Leutze. Washington Traversant le Delaware. 1851. 378.5 cm × 647.7 cm. 

Fin 1776 l'armée américaine se compose de moins de 3 000 hommes, mal habillés, mal équipés et mal nourris. Malgré les efforts acharnés déployés par Washington et d'autres pour recruter de nouveaux hommes, peu de citoyens veulent rejoindre une armée qui parait sur le point de s'écrouler. La défaite totale et la fin de la nouvelle nation semblaient inévitables mais, par un coup de maître tactique, Washington parvient à réveiller l'espoir. 
Le soir du 25 décembre 1776, George Washington fait traverser le fleuve Delaware à ses troupes. Le lendemain, il remporte une victoire sur les mercenaires allemands de la Hesse, alliés aux Britanniques, au cours de la bataille de Trenton.
Environ 30.000 soldats allemands ont lutté pour les Anglais pendant la guerre révolutionnaire américaine. Ils ont combattu dans leurs propres uniformes traditionnels avec leurs dirigeants habituels et leurs propres drapeaux. Ils sont sous le commandement des généraux britanniques. Ces mercenaires proviennent de la région de Hesse en Allemagne (qui est à l'origine de leur nom). 
Le 3 janvier 1777, Washington frappe encore en mettant en déroute 3 régiments britanniques au cours de la bataille de Princeton. Il prend ensuite une solide position sur les hauteurs de Morristown. Les Britanniques se replient alors à New York en laissant à l'armée des insurgés le contrôle total du New Jersey.
Le 25 décembre 1776 le fleuve est gelé, et le temps est très mauvais. Le franchissement du fleuve est dangereux. Avec seulement 2.400 hommes sous son commandement Washington marche ensuite 9 milles (14 kilomètres) vers Trenton. A 8 h du matin, par surprise, il écrase les 1 200 soldats de la Hesse à Trenton et fait plus de 900 prisonniers. Les victoires de Trenton et de Princeton ont beaucoup amplifié le moral des troupes et ont inspiré des réengagements. 
Trenton, petite ville dans le New Jersey, était occupée par 3 régiments de soldats hessois commandés par colonel Johann Rall, comportant environ 1 500 hommes. Les forces de Washington sont composées de 2 400 hommes, avec des divisions d'infanterie commandées par les Généraux Nathanael Greene et John Sullivan, l’artillerie est sous la direction du brigadier général Henry Knox. 
Le franchissement du fleuve Delaware en cette période de l’année est extrêmement risqué. Chaque soldat porte ses propres munitions et 3 jours de rations. Lorsque l'armée arrive sur le rivage du Delaware, elle est déjà en retard, et les nuages commencent à se former. Il se met à pleuvoir. La température de l'air chute, la pluie se change en verglas, puis en neige. Les Américains commencent à traverser le fleuve, Les hommes sont sur des barques et les chevaux et l'artillerie sur de grands bacs. Durant le passage plusieurs hommes tombent par-dessus bord, y compris le colonel John Haslet, rapidement retiré de l'eau. Les conditions atmosphériques ont été si épouvantables que la traversée a duré jusqu'à 3h00 du matin alors qu’il était prévu minuit dans le plan original. A cause de ces mêmes conditions atmosphériques les Généraux Cadwalader et Ewing n’ont pas pu se joindre à l’attaque sur Trenton.
À 4h00 du matin, les soldats commencent à marcher vers Trenton.
Plusieurs régiments n’avaient pas de bottes pour marcher et ont été forcés de porter des chiffons autour de leurs pieds. Les pieds de ces hommes ont gelé et saigné. Deux hommes en sont morts.
Pendant qu'ils marchaient, Washington est monté à travers les ligne, encourageant les hommes à continuer. Le Général Sullivan envoie un courrier pour dire à Washington que la pluie et la neige mouillent la poudre de ses hommes. Washington réponds : « dites au Général Sullivan d'utiliser la baïonnette. Je veux prendre Trenton. Ceci en dit long sur la détermination de Washington. Comme sa phrase : « Vaincre ou Mourir ». 
La bataille pour Trenton a commencé à 8 h00 du matin. 
Edouard G. Lengel écrit : « les Allemands ont été stupéfiés et ils étaient fatigués mais il n'y a aucune vérité à la légende disant qu'ils étaient ivres et sans ressource. » En fait ces troupes étaient sur leurs gardes depuis quelques temps déjà. 
Deux dirigeants américains ont été blessés : William Washington, cousin du général, et de lieutenant James Monroe, futur Président des États-Unis. 
Dans le tableau c’est Monroe qui porte le drapeau. 
Contrairement à ce que montre le tableau la traversée a été effectuée avant l’aube. Donc de nuit et durant un orage, de plus les gens se tenaient pour éviter d’être en contact avec l'eau glaciale contenue dans le fond des bateaux. 
Contrairement à ce qui a été longtemps été enseigné par l’éducation nationale en France il est faux de prétendre que les Américains ont obtenu leur indépendance grâce à l’aide de la France. L’armée américaine a gagné les batailles de Trenton , Princeton et Saratoga sans aucune aide de la France. C’est seulement après la victoire américaine à Saratoga que la France fait alliance avec les 13 colonies britanniques insurgées contre le Royaume-Uni.
L'année 1777 marque le tournant de la guerre en faveur de la cause américaine. La France, battue par le Royaume-Uni en 1763, envoyait secrètement de l'argent et du ravitaillement aux colons depuis le début du conflit. Ainsi, à l'été 1777, le jeune marquis de La Fayette, avec une troupe de volontaires équipée à ses propres frais, s'e porte aux secours des insurgés. La Fayette, après avoir combattu aux côtés des soldats de Virginie, revient provisoirement en France et soutient Benjamin Franklin dans sa négociation pour obtenir l’ appui officiel de la France à la guerre. 


Convaincu de la solidité de la cause américaine grâce à la victoire des insurgés à Saratoga, Louis XVI, qui avait reconnu l'indépendance des colonies britanniques d'Amérique le 17 décembre 1777, signe deux traités le 6 février suivant. Le premier est un traité d'amitié et de commerce, le second prévoit l'alliance des deux nations en cas de déclaration de guerre du Royaume-Uni à la France. L'aide de la France se concrétisa par l'envoi d'armes, de soldats, de navires de guerre et une assistance importante. 
Au regard des faits c’est surtout Lafayette qui aide les insurgés, sans La Fayette il est probable que les américains n’auraient jamais rien obtenu du souverain Français. Et heureusement que La Fayette avait une fortune personnelle et qu’il a pu aider les américains avec ses propres deniers… Mais Marie Joseph Gilbert Motier, marquis de Lafayette était un ami intime de Georges Washington et surtout le défenseur d’une démocratie « issue du peuple ». Mort le 20 mai 1834 avec une réputation de vieillard vaniteux et dépassé, le marquis de La Fayette laisse en France une image ambiguë. Entre 1789 et 1830, il s’est attiré simultanément l’animosité des royalistes et des révolutionnaires jacobins, les premiers le considérant comme traître à sa condition aristocratique, les seconds lui reprochant sa trop grande modération et ses tentations opportunistes. Partisan de l’ordre public et désireux d’assumer des responsabilités toujours plus importantes, il a laissé l’image d’un homme entreprenant et ambitieux, dont la faim de notoriété a mieux été servie aux États-Unis qu’en France.
D’ailleurs, au début du 20ème siècle, les Américains se souviennent encore du marquis et de son action, lorsqu’ils déclarent la guerre à l’Allemagne au printemps 1917. Le 4 juillet (jour anniversaire de l’indépendance américaine), un détachement militaire se présente sur la tombe de La Fayette, dans le cimetière parisien de Picpus, et rend un vibrant hommage au « grand patriote ». Le court discours du colonel Stanton a causé une profonde impression et est depuis resté à la postérité… 
« La Fayette, nous voici ! » (« La Fayette, we’re here ! »). En 2002, la nationalité américaine a été conférée à titre posthume au général français.


Le ciel occupe plus d’un tiers de la toile. Bien que le soleil soit caché l’arrière plan est relativement clair ce qui permet de faire ressortir les personnages au 1er plan qui sont plus sombres. Le point de vue du spectateur se situe sur la barque de Washington mais le spectateur s’aperçoit vite qu’il s’agit d’un convoi et son regard file à l’arrière plan. Ce n’est qu’ensuite que le regard revient et détaille le premier plan. 

Washington se dresse sur la ligne de force gauche. Entre 2 points naturels d’intérêt. Son embarcation est située sur la ligne de force basse elle aussi entre 2 points naturels d’intérêt. 

L’espace pictural est structuré par couleur. Le Bleu pour le ciel, le vert pour l’eau, le blanc pour la neige et la glace. 

L’artiste utilise les 2 grandes diagonales. Toutes 2 sont traitées comme des diagonales montantes autant pour les lignes directrices qui concernent les hommes ou bien le paysage et la nature. 

Détails : 

Dans l’embarcation les hommes semblent frigorifiés tandis qu’à l’arrière on distingue chevaux et canons. 

George Washington et les 2 hommes tenant le drapeau, dont James Monroe, futur président des États Unis, semblent très déterminés, leur regard est dirigé vers l’avant et la rive à atteindre. 

A l’avant les hommes écartent de gigantesques morceaux de glace pour que l’embarcation puisse passer. En réalité la traversée a eu lieu la nuit de 11 heure du soir à 3 heure du matin. Ce rappel avec de telles conditions climatiques rend la scène encore plus terrible et héroïque. 

Lumière : 

Bien que le soleil soit caché derrière un ciel d’orage la toile est éclairée de la gauche. 

Couleurs : 

Harmonie et Contraste. 
Contrastes entre couleurs froides et chaudes. Contraste entre couleurs complémentaires. 

Similaire : 

Emanuel Leutze.

Westward. The Course of Empire. Takes Its Way. 1861.
Commande du congrès américain pour le capitole. 

Statue Équestre de George Washington. Au Centre du rond point Washington. Washington D.C.