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 Warhol - Basquiat. SAMO. The Same Old shit. La même vieille merde.

En ligne le 11.07.2014.




 



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Warhol - Basquiat. SAMO. The Same Old shit. La même vieille merde.

Il y a toujours un moment où les impostures sont dénoncées. On peu recouvrir le même vieux mur, tous les mois, d’une peinture neuve, il arrive toujours un moment où le mur s’effondre et à ce moment là il ne fait pas bon se trouver sous le mur… 
Andy Warhol né le 6 août 1928 à Pittsburgh en Pennsylvanie et mort à New York le 22 février 1987 est un artiste américain qui appartient au mouvement du Pop art. 
C’est la musique Pop qui a donné sa notoriété à cette tendance des années 60, Warhol n’est pas musicien, il est juste producteur de musique et la musique n’a rien à voir avec l’art graphique. Warhol est connu dans le monde entier par son travail de peintre, de producteur musical, d'auteur, par ses films d'avant-garde, et par ses liens avec des intellectuels, des célébrités d'Hollywood ou de riches aristocrates.
Le travail de Warhol est très controversé mais surtout les grands faussaires déclarent avoir fait de faux Warhol à l’infini…. C’est un problème. Un gros problème…
Ainsi on estime que plus de 2 000 faux Warhol circulent dans le monde… 
Les Center Art Gallery ont vendu en 13 ans pour 2,6 milliards de dollars de fausses lithographies achetées 50 à 100 dollars aux faussaires et revendues de 2000 à 300.000 dollars à tous les gogos de la planète. 
Peut-on se déclarer un collectionneur sérieux et collectionner Warhol ? 
Oui si l’on est milliardaire et stupide. Non si l’on est réaliste et normal. Un milliardaire n’et pas quelqu’un de normal il est dévoré par son Ego et sa propre image que lui renvoie à l’infini la puissance des médias ce qui alimente son narcissisme. 
Cela dit la vérité est toujours rétablie par ceux qui ne sont pas concernés par le business, donc indifférents aux mensonges et à l’imposture mais surtout lucides. 
Considérons l’œuvre graphique de Warhol. Que fait-il ? 
Il déclare : « J'ai commencé dans l'art commercial et je veux terminer avec une entreprise d'art... être bon en affaire, c'est la forme d'art la plus fascinante... gagner de l'argent est un art, travailler est un art, et les affaires bien conduites sont le plus grand des arts ».
En 1960, il réalise ses premiers tableaux inspirés des comics mais comme Roy Lichtenstein occupe déjà ce créneau il doit changer de genre. 
Il se met à représenter des boîtes de soupes Campbell's et des Dollars, et compose aussi ses premières sérigraphies sur les stars américaines. Warhol fait l’éloge de la société de consommation il ne dénonce rien, il n’est pas subversif, il reproduit ce qu’il voit, il se coule dans le moule, c’est une photocopieuse…. 
A la suite d’une commande du magazine Harper's Bazaar, il commence une série de portraits d'acteurs, célébrités, musiciens et personnages du monde de l'art en les faisant poser dans un Photomaton…. A l’époque le monde entier utilise ces appareils. Il tourne plusieurs films expérimentaux, largement improvisés, sans sujet ni scénario. À la manière de ses toiles, ces films procèdent par la duplication d'un même motif, comme dans Sleep (tourné dans l'appartement de Giorno), où l'on voit le poète John Giorno dans son sommeil pendant cinq heures et 21 minutes !! Il s’agit de plans fixes de son modèle dans des axes de prise de vue différents…. On a de la peine à le croire !!! En 1964 Il commence ses sérigraphies en 3D en reproduisant des boîtes de ketchup Heinz ou de tampons à récurer Brillo…
En 1965, il annonce officiellement qu'il abandonne l'art pictural pour des œuvres cinématographiques, mais il n'arrêtera jamais. C’est le groupe musical Velvet Underground qu’il produit qui ferra sa fortune. 
Le 3 juin 1968, il échappe de peu à la mort quand Valérie Solanas, militante féministe, qui a confié le manuscrit d'une pièce de théâtre à Warhol sans que ce dernier n'y prête aucune attention, vide le chargeur d’un revolver sur lui. Elle lui transperce le poumon, la rate, l'estomac, le foie et l'œsophage. Elle tire aussi sur le critique d'art et compagnon de Warhol, Mario Amaya et essaye également de tuer son impresario, Fred Hughes, avant que l'arme ne s'enraye. Déclaré pendant un temps cliniquement mort, Warhol s'en tire de peu, mais il ne récupère jamais et doit porter un corset jusqu'à la fin de ses jours..
Les portraits sérigraphiés de Warhol sont des photos en noir et blanc retouchées…. 
Des photographies simplifiées en noir et blanc, sans gris, sont imprimées en sérigraphie sur une toile peinte de grands aplats de couleurs. Le motif est parfois reproduit plusieurs fois sur la toile, comme un motif de papier peint. C'est le stéréotype du pop art. 
En publiant des sérigraphies de Mao Zedong, Lénine, Le Ché, des marteaux et faucilles Warhol donne à croire qu’il est subversif. C’est loin d’être le cas. Warhol est un people qui produit pour des peoples. 
Son oeuvre est l’éloge du crétinisme et du marketing. Ou comment s’enrichir en prenant les autres pour des imbéciles. Et comme ils le suivent cela marche…. 99 % des gens n’ont aucune éducation artistique. 
En fait Andy Warhol est un dessinateur publicitaire qui a compris la stupidité de la société de consommation et qui s’en est servit. 
Le mouvement pop art a été lancé à Londres au milieu des années 1950 par Richard Hamilton et Eduardo Paolozzi, ils l’ont expérimenté indépendamment l’un de l’autre. Si Roy Lichtenstein et Jasper Johns sont les pionniers aux USA c’est Andy Warhol qui en est devenu le Pape… 
C’est en reproduisant à l’infini les images d’une sous culture que Warhol réussit … 
Vous voulez un Warhol ? J’en ai un certifié conforme du « Maître ». Je vous le cède à 200 millions de dollars. J’ai aussi une sérigraphie de Mickey Mouse à 150 millions…. Sourire … 
Durant les dernières années Andy Warhol n'hésite pas à profiter de sa notoriété pour mettre en avant de jeunes artistes de New York comme Jean-Michel Basquiat ou Keith Haring.
Jean-Michel Basquiat est né à Brooklyn le 22 décembre 1960, il est mort le 12 août 1988 à SoHo dune d'une overdose d'héroïne et de cocaïne. C’est un artiste peintre américain d'origine haïtienne et portoricaine. 
En septembre 1968, âgé de 7 ans, Basquiat est percuté par une voiture alors qu'il joue dans la rue. Il est blessé au bras et souffre de lésions internes qui nécessitent l'ablation de la rate. Pendant sa convalescence à l'hôpital, sa mère lui offre un livre d'anatomie intitulé Henry Gray's Anatomy of the Human Body ( Gray's Anatomy). Cet ouvrage influence l'artiste dans la première partie de son œuvre.
Ses parents se séparent la même année. En décembre 1976, il fugue dans Greenwich Village, errant une semaine autour du Washington Square Park, avant d'être arrêté et ramené à son père.
Basquiat abandonne l'école secondaire avant la fin de ses études, quitte la maison paternelle d'où il est définitivement banni, et part s'installer avec des amis. Il subvient à ses besoins en vendant des T-shirts et des cartes postales de sa fabrication dans la rue et en travaillant dans une boutique de vêtements.
En 1976, Jean-Michel Basquiat et ses amis Al Diaz et Shannon Dawson commencent à graffer à proximité des galeries de Manhattan des messages qu'ils signent sous le pseudonyme de SAMO pour : Same Old shit, ce qui peut se traduire par : la même vieille merde.
SAMO intrigue et finit par se faire une réputation au sein de la scène d'art d'East Village. Basquiat est invité à une émission de télévision de Glenn O'Brien et un article lui est consacré en 1978 dans The Village Voice. Il continuera à graffer en solo jusqu'en 1979, signant la fin du projet par l'inscription SAMO IS DEAD sur les murs de Soho. 
En 1981, René Ricard publie un article élogieux intitulé The Radiant Child (l'Enfant Radieux) dans le magazine Artforum, propulsant la carrière de Basquiat. Annina Nosei organise la première exposition personnelle de Jean-Michel Basquiat à New York. Elle lui propose de s'installer dans le sous-sol de la galerie, le finance pour qu'il achète des toiles grand format, et organise sa première exposition personnelle. Basquiat quitte la Galerie Annina Nosei avec fracas à la fin de l'année, passe l'hiver dans un luxueux hôtel de Los Angeles et dépense d'importantes sommes d'argent en drogue. 
En 1983, Jean Michel Basquiat rencontre Andy Warhol. Basquiat voulait devenir célèbre et a tout fait pour réussir. Andy Warhol est la clé de la stratégie de Basquiat. Il cherche à le rencontrer et possède même une photo de lui au-dessus de son lit.
Il l'aborde tout d'abord dans un restaurant pour lui proposer ses cartes postales puis se rend dans l'atelier de l'artiste. Petit à petit, ils s'attachent et deviennent amis. Il commence à s'afficher dans des lieux publics à la mode. Ils finissent par créer plus d'une centaine de toiles ensemble. Pour Warhol, Basquiat était : « un miroir reflétant ce qu'il a été, ce qu'il est et aurait rêvé d'être. »
Au mois d'août, Basquiat loue un atelier appartenant à Andy Warhol. Ce dernier lui suggère de suivre des cours de dessin anatomique à la New York Academy of Art, et lui recommande de placer son argent. En novembre, sous la direction de Bruno Bischofberger, agent de Basquiat, débutent « les collaborations » qui réunissent Jean-Michel Basquiat, Andy Warhol et Francesco Clemente. Sur les 3 il n’y a qu’un artiste. En 1985, Basquiat fait la couverture du New York Times Magazine pour le numéro intitulé New Art, New Money : The Marketing of an American Artist .« Art nouveau, argent nouveau, le marketing d'un artiste américain ».
Toujours en 1985, Basquiat et Warhol réalisent ensemble des toiles qu'ils exposent à Zurich, mais qui sont très critiquées. Warhol est accusé d'exploiter et de manipuler son ami. Ceci marque la fin de leur amitié sincère tant les critiques sont mauvaises. 
Basquiat ne se remettra jamais de la mort d'Andy Warhol en février 1987, ne lui survivant qu'un peu plus d'un an. 
Basquiat commence à mener une existence recluse et produit peu.
En 1988, après une année et demie d'absence, Basquiat expose à nouveau. Malgré le succès de son exposition, il se rend à nouveau à Hawaï au mois de juillet, afin de se soigner de sa toxicomanie. Il rentre à New York le 2 août et déclare en avoir fini avec la drogue. Dix jours plus tard, Jean-Michel Basquiat est retrouvé mort d'une overdose dans son appartement de Great Jones Street.
À 27 ans, Basquiat laisse une œuvre de plus de 800 tableaux et 1 500 dessins.
Le succès de Basquiat et d’autres s’explique par le fait que les découvertes de la psychanalyse ont été très médiatisées aux USA. Alors qu’en France la psychanalyse est récupérée par les théoriciens du langage avec Lacan comme chef de file. Les Américains ont bien interprété Freud qui dit que la pensée visuelle précède toutes les autres pensées. Dans nos rêves l’inconscient ne nous parle pas et n’utilise pas de mot. Il nous envoie des images. Contrairement à ce qu’affirme Lacan. L'inconscient n’est pas structuré comme un langage mais comme une image. De fait ce qui est ignoré en France et en Europe prend une importance capitale aux Etats Unis. Trop importante même car l’expression des forces inconscientes enfin libérées alors qu’elles ont été réprimées si longtemps conduit à un effet inverse de ce qu’il se passait auparavant, cette expression est surévaluée. 
C’est ce que dénoncent de nombreux psychiatres et psychanalystes aux USA dès les années 60 Bettelheim en tête. Et Bettelheim est bien placé pour le faire car l’art, l’esthétique et l’histoire de l’art ont été son premier métier et en tant que psychiatre et psychanalyste il est en contact quotidien avec les productions souvent fantasmatiques d’esprits schizophrènes et les débordements de l’inconscient. 
Comment ne pas voir chez Basquiat les gribouillages d’un adolescent qui a des problèmes d’identité ? Bettelheim affirme que la psychanalyse n’a rien à nous apprendre sur la nature de la créativité et du travail artistique. Les réalisations souvent inattendues et le plus souvent anormales d’enfants perturbés affectivement l’intéressent en tant qu’images délirantes qui les habitent qu’ils cherchent à exprimer donc à soulager. Mais ces débordements l’ont conduit à l’idée que les enfants inventent des images mais qu’ils ne sont pas créatifs. Ils produisent des dessins prodigieusement intéressant mais non des œuvres d’art. Le rêve le plus fascinant qui est l’expression des couches les plus profondes de l’inconscient n’est au mieux qu’un matériel clinique brut. Il ne peut pas faire un bon poème, une bonne nouvelle, un bon roman ni une œuvre d’art. Bettelheim ajoute qu’il est effrayant pour un psychanalyste de voir combien l’enseignement moderne et l’enseignement artistique en particulier a fait écho aux idées de la psychanalyse. Il est difficile de comprendre les professeurs d’art qui soutiennent que le fait de donner libre cours à l’inconscient peut avoir une valeur éducative, thérapeutique ou artistique. Ce ne sont pas lés épanchements de l’inconscient, mais plutôt la maîtrise des tendances inconscientes, la soumission de la faculté créatrice à une forte discipline esthétique qui seules permettent l’œuvre d’art. Les débordements de l’inconscient doivent être choisit soigneusement, rigoureusement travaillés par un esprit critique et ordonnés dans une tradition bien comprise. Sans cela impossible de parler d’œuvre d’art. L’inconscient ne doit pas être réprimé, soit, il peut devenir la source d’une grande vitalité mais seulement lorsqu’il a été maîtrisé par les forces du moi et enrichi par lui. Il faut une mise en œuvre discipliné du matériel inconscient chaotique et que celui-ci soit transformé et dans des formes qui soient significatives aussi bien pour l’artiste lui-même que pour les autres. Les professeurs d’art, les galeristes, les critiques, les conservateurs de musées doivent savoir quelle terrible discipline est indispensable à la réalisation d’un travail artistique significatif. Comment, alors, les débordement de l’inconscient peuvent-ils être acceptés comme de véritables créations ou comme un moyen de les réaliser ? Et surtout que personne ne vienne parler d’art moderne. A l’origine de l’Art Moderne il y a Van Gogh, Gauguin et Cézanne, Braque et Dufy qui au départ ont regardé peindre Cézanne durant des jours et ensuite Braque qui en parle avec Picasso durant des semaines… Chez Basquiat et Warhol aucune référence à tout cela. Warhol sait qu’il est une photocopieuse et qu’il manque de créativité, il se lie avec Basquiat qui possède un important matériel inconscient brut. Mais une expression inconsciente non maîtrisés n’est que le gribouillage d’un adolescent qui a des problèmes d’identité. Parler d’art à ce sujet est une perversion même du concept d’Art, mais comme à l’époque l’inconscient est à la mode et que toute expression de celui-ci est portée aux nues il s’est trouvé toute une clique pour profiter de l’aubaine et pour bien vendre les toiles. C’est Warhol qui demande à Basquiat de ne plus graffer Impossible de vendre un graffe éphémère sur un mur. Pourtant Basquiat savait avec quoi il était aux prises avec ses dessins car, de lui-même, au départ, il baptise son œuvre SAMO pour : Same Old shit. Quelqu’un qui a des problèmes d’identité le sait. Et il sait aussi qu’il est pris dans la nasse comme dans un piège. Les dessins de Basquiat auraient eu un grand intérêt pour un thérapeute qu’il n’a jamais voulu avoir. 
Maintenant s’il se trouve des crétins pour acheter cela 1, 5, 10 millions de dollars…à la bonne heure. C’est le prix à payer lorsque l’on manque d’odorat… 
Lorsque André Breton présente à Freud des œuvres d’aliénés, grand-père Sigmund n’y prête aucun intérêt. Jean Dubuffet en 1947 collectionne les œuvres d’aliénés et se met à peindre dans ce genre qu’il nomme Art Brut. Ce mouvement est rapidement tombé en désuétude. Tout ceci les critiques d’art le savent mais n’en parlent pas, car aucun critique ne peut aller contre le marché, les grandes galeries, les salles des ventes et les grands musées. 
Albert Einstein déclarait sérieusement : « Il y a deux choses qui sont infinies : l’univers et la bêtise humaine, même si pour le premier j’ai encore des doutes… » Bienvenue dans un monde objectif où la crédulité est une ennemie.