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Le Gréco 


 

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Le Gréco (1541-1614). Vue de Tolède. (1599).



 

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Le Gréco (1541-1614). Vue de Tolède. (1599).

Le Gréco est l'un des plus grands représentants du maniérisme. Bien qu'il soit d'origine grecque et né à Candie en Crète, la peinture espagnole lui doit sa renommée mondiale. Tolède est une ville du centre de l’Espagne, capitale de la communauté autonome de Castille - La Manche chef-lieu de province, sur la rive gauche du Tage, à proximité de Madrid. Érigée sur un promontoire à 
732 m d’altitude, Tolède surplombe sur 3 côtés la profonde gorge creusée par le Tage et reste protégée de l’intérieur des terres par une double muraille. L’église franciscaine de San Juan de los Reyes avec son cloître très orné, était destinée, à l’origine, à recevoir la sépulture des Rois Catholiques. Le Greco se fixe à Tolède à partir de 1580. Il y réalise l’essentiel de son œuvre.
C'est de cette époque que date la vue de Tolède, vers 1599, qui représente la ville dans une étrange atmosphère d'orage pleine de mystère. 
Le point de vue du spectateur se situe au niveau de l’église St Jean des Rois. 
L’église se trouve sur la ligne de force droite à coté d’un point naturel d’intérêt. Les jardins sont sur la ligne de force inférieure, entre 2 points naturels d’intérêt, le ciel occupe le 4eme point naturel d’intérêt. L’église et le ciel sont sur 2 points d’intérêts supérieurs. 
Nature et ciel occupent des espaces bien délimités. La ville est le lieu qui sépare le ciel de la terre. En ce sens sa position sur la toile la sublime. 

La toile est construite sur la diagonale ascendante. La ville et une partie des remparts sont situées sur cette limite entre ciel et terre. 
La ville est située au bord du Tage. On perçoit très bien le pont et les tours de garde. 

Au premier plan le fleuve et l’eau, au second la ville et la terre à l’arrière plan le ciel et l’air. Les 3 éléments sont représentés. Signe que l’œuvre est une allégorie. 

L’architecture de la ville se détache devant le ciel, la flèche de l’église s’élance vers les cieux. . 
Ce ciel d’orage semble en colère. L’atmosphère est presque fantastique, le soleil éclaire la toile entre les nuages d’une lumière qui fait ressortir surtout les couleurs froides. 
Lumière : 
Le soleil éclaire la ville et le paysage entre les nuages. L’atmosphère est lourde comme par temps d’orage. 

Couleurs : Harmonie entre couleurs froides.

Toiles Similaires : 
Le Gréco. Laocoon. (1610).
La scène représente Laocoon et ses enfants luttant contre les serpents de Poséidon. 
A l’arrière plan la ville de Troie. A la fin de la guerre de Troie, les Grecs construisirent un cheval de bois géant, qui, sous l’apparence d’une offrande à la déesse Athéna, servait en réalité de cachette pour les soldats grecs. Laocoon, craignant une ruse, demanda en vain aux chefs troyens de détruire le cadeau. Pendant que les Troyens délibéraient, Poséidon, en colère contre Troie, envoya deux serpents de mer sur la côte. Les serpents gagnèrent l’endroit où se trouvaient Laocoon et ses deux fils. Laocoon lutta pour libérer ses enfants, mais il échoua, et les serpents les étranglèrent tous trois. Les Troyens, persuadés qu’il s’agissait d’un signe du ciel pour qu’ils ignorent l’avertissement de Laocoon firent entrer le cheval dans la cité et contribuèrent à leur propre destruction.
Le Gréco. Le Mont Sinaï. (1568). 
Le mont Sinaï est la montagne sur laquelle, suivant l’Ancien Testament, Moïse a reçu de Yahvé les 10 commandements. C’est un pic dans la masse rocheuse qui compose presque entièrement la péninsule du Sinaï, en Égypte. Le mont Sinaï est une montagne sacrée depuis l’Antiquité. Il est devenu un centre du monachisme chrétien avec l’établissement du monastère Sainte-Catherine-du-Sinaï par l’empereur Justinien Ier au 6eme siècle.
Le monastère apparaît ici au pied du mont rocheux. L’œuvre, comme bien des toiles du Gréco induit l’idée d’ascension.