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John William Waterhouse.  The Lady of Shalott (1888).



 




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John William Waterhouse. (1849 - 1917). The Lady of Shalott (1888).

La toile évoque le poème d’’Alfred Tennyson écrit en 1832. Élaine Astolat est enfermée dans une tour sur l’île de Shalott, en face de Camelot, une fée lui a jeté un sort. Elle ne peut voir le monde que par les reflets d’un miroir installé dans sa chambre. Une nuit des jeunes mariés viennent se retrouver sous sa fenêtre. " I am half sick of shadows " said the Lady of Shalott. (Je suis malade des ombres). Lorsqu’elle voit le beau Lancelot dans son miroir elle tombe amoureuse et décide de briser son destin et de rejoindre le réel ne se contentant plus des reflets. Elle descend au bord de la rivière, monte dans une barque après avoir écrit son nom sur la proue, et espère en descendant la rivière entrer dans Camelot pour rejoindre Lancelot. Dans la nuit profonde on l'entend chanter pendant que son sang se glace peu à peu et que ses yeux s'assombrissent. Elle arrive à Camelot morte. Le poème est une allégorie de la condition féminine à l’époque. Il demande aux femmes de prendre leur destin en main. Le poème et cette toile ont un énorme succès.

Le point de vue du spectateur se situe au niveau du visage de la jeune femme.
Sa bouche est entrouverte, elle a entamé son dernier chant et fixe le crucifix et les 3 bougies à l’avant de la barque. 

Le modèle est positionné sur la ligne de force gauche entre 2 points naturels d’intérêt. 

Les zones où l’eau est présente dominent. Ensuite la nature. Le ciel se dévoile un peu en haut et à droite.
De nombreuses lignes directrices montantes ou descendantes sont parallèles, les branches des arbres, les cheveux, les plis de la robe et la tapisserie de la jeune femme. Le centre géométrique de la toile est proche de la jeune lady. 

Détails : 
2 hirondelles volent autour de la barque. Dans de nombreuses cultures à une certaine époque on pensait que l’âme du défunt quittait son corps sous la forme d’un petit oiseau. L’oiseau devient donc ainsi une allégorie de l’âme qui s’éloigne de la terre. Autour des cimetières à toutes les époques il y a toujours eu beaucoup d’hirondelles. 

La main droite de Lady Shalott lâche la chaine qui retient l’embarcation.
Sur la tapisserie elle a brodé toute l’histoire de sa vie qui s’achève. 

A l’avant de la barque se trouve une lanterne, un crucifix et 3 bougies. Le 3 est un chiffre sacré dans toutes les religions, il représente la sainte trinité, dans la mythologie 3 parques tissent et coupent le fil de la vie. Si les bougies représentent symboliquement la vie, ici 2 sont éteintes. 
La posture de Lady Shalott est fière, elle semble déterminée même si ses yeux sont mélancoliques. Sa bouche est entrouverte, elle entame son dernier chant. 
Lumière : La lumière est celle du soleil couchant, elle provient de droite et d’en bas c’est une lumière rasante. Elle met le modèle en valeur mais elle dramatise la scène. 
Couleurs : Harmonie et Contraste.
Contraste entre couleurs chaudes et froides.

Toiles Similaires : 

John Everett Millais.(1829 - 1896). Ophélie. (1852).
Ophélie est une héroïne de la tragédie en 5 actes, Hamlet, de William Shakespeare écrite en 1601. Ophélie est amoureuse d’Hamlet mais cette idylle romantique tourne mal. Hamlet pour simuler la folie la rejette et par accident tue son père Polonius. Ophélie devient folle et se noie dans une rivière. Le destin tragique d’Ophélie a inspiré bien des peintres. Waterhouse a représenté Ophélie 3 fois. La toile de Millais représente Ophélie engloutie par une eau sombre parmi les fleurs et une nature luxuriante cette œuvre obtient immédiatement un énorme succès.

John William Waterhouse. (1849 - 1917). Je suis à moitié malade des ombres, dit Lady Shalott. (1915).
Lady Shalott est ici représentée dans sa tour en train d’observer dans un miroir les reflets de ce qu’il se passe à l’extérieur. Devant elle son métier à tisser où elle représente ce qu’elle voit. La légende dit qu’une fée lui a jeté un mauvais sort et c’est lorsqu’elle voit le reflet de Lancelot à travers le miroir qu’elle se précipite à la fenêtre pour voir la réalité. Le miroir se brise, le métier à tisser se casse et elle doit sortir de la tour pour accomplir son destin.