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John Singer Sargent (1856–1925). 
Promenade Matinale. (1888). 

Impressionnisme. 

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John Singer Sargent (1856–1925). Promenade Matinale. (1888). 

Peintre américain et portraitiste, John Singer Sargent a tout d’abord été formé à Rome par Carl Welsch, puis il étudie en 1870 aux Beaux-Arts de Florence. En 1874 il intègre l’atelier de Carolus-Duran à Paris et étudie à l’école des Beaux-Arts de Paris. Il devient l’ami de plusieurs artistes de l’époque comme Claude Monet, Paul Helleu, Albert Besnard, Gabriel Fauré ou Edmund Gosse. Sargent est surtout connu pour sa dextérité dans les portraits. Il réalise les portraits des hommes et des femmes les plus célèbres, riches et puissants d'Europe ou des Etats-Unis. Au cours de voyages en Espagne (1879) et en Hollande (1880-1882) il découvre les œuvres de Vélazquez et de Franz Hals qui vont influencer son coloris. On dit de lui qu’il est un Van Dyck moderne. L’enseignement qu’il reçoit chez Carolus-Duran est différent de celui de l'atelier traditionnel de Jean-Léon Gérôme, où les Américains Thomas Eakins et Julian Alden Weir étudient. 
On a donc coutume en Angleterre et aux états unis de lui reprocher un style de peinture à la française…
Sa technique est décrite comme : « dure et presque métallique, sans goût dans l'expression, l'air, ou la pose ».
Sargent connaît bien l’impressionnisme c’est un style qu’il maîtrise parfaitement comme le montre cette toile qui à notre avis est un hommage au travail de son ami Claude Monet. 
Pourtant même si dans les années 1880, il participe à des expositions impressionnistes et commence à peindre en plein-air après ses visites à Monet, à qui il achète, à cette époque, 4 toiles pour sa collection personnelle, les impressionnistes français diront de lui : « Il n'est pas un impressionniste au sens où nous l'entendons, il est beaucoup trop influencé par Carolus-Duran ». Pourtant les critiques britanniques classent Sargent parmi les impressionnistes… 
A notre sens on a commis beaucoup d’erreur d’appréciation sur l’œuvre de John Singer Sargent. Pour ses portraits de commande nous verrons qu'il est bien plus proche d’Ingres et du classicisme que des portraitistes baroques. Ce surdoué du dessin et de la couleur peut imiter tous les styles mais seulement ceux qu’il admire. Les Modernistes le traitent durement, le considérant comme totalement déconnecté des réalités de la vie américaine et des tendances artistiques émergentes comme le Cubisme et le Futurisme. Sargent accepte calmement la critique mais refuse de changer son opinion négative concernant l'Art moderne. Il déclare que : « Ingres, Raphaël et El Greco ont toute son admiration ». 
Le modèle de la toile est sa sœur violette. L’œuvre fait référence a une des toiles les plus connues de Monet, La Promenade ou la Femme à l’Ombrelle (1875). Lorsque en 1883 Monet s’installe à Giverny Sargent va le voir, il voit aussi le bassin aux nymphéas qui va devenir un thème majeur pour Monet jusqu’à la fin de sa vie. Ce n’est pas un hasard si Violette se promène de bon matin devant un bassin avec des nénuphars, dans la toile de John Singer Sargent son ami Monet est là… 

Le point de vue du spectateur est situé au niveau des mains du modèle. 

Trajet du regard.

1/ Le regard est tout d'abord attiré par le modèle, 
2/ puis il remarque l’étendue d’eau et les nymphéas, 
3/ Dans un 3ème temps le spectateur s’intéresse à l’arrière plan. 

Le modèle est parfaitement centré. 
Violette se trouve sur les 4 points naturels d'intérêt, entourée des 4 lignes de force du tableau. 

Eau et Terre. 
Pour le paysage : 2/3 est constitué d’eau, 1/3 est consacré à la terre. 
Seul le modèle , à l’avant plan, occupe un espace situé sur les 3 tiers de l’espace pictural. 

Les lignes. La majorité des lignes sont verticales ou obliques. C’est une promenade, le modèle est en mouvement. 
Pour l’exprimer Sargent représente sa sœur légèrement en avant, les obliques des plis de la robe donnent 
une représentation du mouvement et l’on a effectivement l’impression que le modèle est en train de marcher. 

Détails : 

De prés on voit bien que Sargent utilise la manière impressionniste d’esquisser les visages. 
Dans ses portraits de commande il est beaucoup plus précis. 

Sargent ne chercher pas à imiter Monet dans la représentation des nymphéas. 
Il ne fait que l’évoquer pour lui rendre hommage. 

En haut de l’œuvre les couleurs utilisées rappellent celles de Monet dans le premier 
plan de La Femme à l’Ombrelle, bien que Sargent utilise volontairement une palette plus claire. 

Lumière : 

Monet éclairait sa Femme à l’Ombrelle de dos.
John Singer Sargent choisit l’opposé, le modèle est éclairé de face. 

Couleurs : Contraste entre couleurs chaudes et froides.

Harmonie et contraste : Contraste entre couleurs chaudes et froides.

Toiles Similaires : 

Claude Monet. La Promenade ou La Femme à l'Ombrelle. 1875.

Claude Monet. Nymphéas. 1910.

John Singer Sargent. Claude Monet peignant à la Lisière d'un Bois. 1885.