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John Constable. (1776 – 1837).

 

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John Constable. La Cathédrale de Salisbury. (1825).




 





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John Constable. La Cathédrale de Salisbury. (1825). Huile sur toile. 88 x 112 cm. 

Le nom officiel de la cathédrale de Salisbury est la cathédrale de Sainte Marie. Sa flèche est la plus haute du Royaume-Uni, son cloître est le plus vaste d’Angleterre. 
À partir de 1820, John Constable, tout en s'inspirant très largement des paysages de sa région natale le Suffolk, commence à élargir le choix de ses sujets, notamment à l'occasion de ses séjours à Salisbury. Familier de la cathédrale qu’il peint tout au long de sa carrière, il la représente ici très lumineuse et ensoleillée. Au premier plan l’eau, les vaches et un couple visitant les lieux. A l’arrière plan le bâtiment très lumineux. Le regard du spectateur est guidé vers la flèche de la cathédrale par le feuillage des arbres, la cathédrale se détache devant un ciel très réaliste d’un bleu immense. Cette mise en scène constituée de plan différent évoque les toiles de Claude le Lorrain où les personnages sont souvent situés devant le Paysage. 
Cette technique permet d’animer l’œuvre et donne de la perspective et de la profondeur de champ à ce sujet majestueux. 
Le point de vue du spectateur s’oriente tout de suite vers le vivant. Comme il y a de l’action au premier plan le regard s’y attarde un peu mais il est ensuite rapidement guidé par l’emplacement des arbres, qui forment un cadre, vers la flèche lumineuse de la cathédrale. 
Le corps de l’édifice se situe sur la ligne de force horizontale inférieure. 
La flèche est proche de la ligne de force verticale droite, à proximité de 2 points naturels d’intérêts. 
Comme dans les toiles du Lorrain l’avant plan est utilisé comme une scène de théâtre pour mettre en valeur le second plan.
L’orientation des branches et du feuillage des arbres guident le regard du spectateur vers la flèche de la cathédrale. 
Chaque détail de cette cathédrale gothique est représenté avec une extrême minutie.
La flèche de la cathédrale possède une hauteur de 123 mètres. C’est non seulement la plus haute d’Angleterre mais c’est aussi la plus haute des flèches construites avant 1400 toujours debout dans le monde. 
Le couple au premier plan sur la gauche est l’évêque de Salisbury John Fisher accompagné de son épouse. Il est le commanditaire de la toile.
Les vaches en train de boire et de paître au premier plan donnent une note assez bucolique et pastorale à l’œuvre. Tout ceci est volontaire, le but de l’artiste est de désacraliser la scène. La dimension grandiose et la monumentalité d’un tel édifice pourraient tout simplement écraser la toile. 
Lumière : La lumière provient du bas et de la droite, elle se concentre surtout sur l’édifice, à la manière d’un projecteur. Le premier plan est relativement sombre. 
Harmonie et Contraste : Contraste entre complémentaires. 
Le report des couleurs utilisées pour élaborer le tableau sur le cercle chromatique indique une opposition entre couleurs chaudes et couleurs froides. Un contraste entre couleurs complémentaires.

Toiles similaires : 
Salisbury Cathedral from the Meadows. John Constable. (1831).
La cathédrale vue de l’arrière au milieu des champs, avec un superbe ciel et un arc en ciel qui semble la présenter. 
View of Salisbury. John Constable. (1820). Du même artiste une vue de Salisbury où la flèche de la cathédrale est bien visible. 

L'Église de Marissel, Beauvais. Camille Corot. (1866).
Cette toile de Camille Corot reprend les mêmes principes. 
Un plan d’eau et des personnages au premier plan, une rangée d’ arbres qui guident le regard jusqu’à l’édifice.