English Website

 


Toutes les Analyses


Maria Rémédios Varo


Maria Rémedios Varo. Prémonition. (1953).








Laisser un commentaire ou un avis.  


Envoyer cette page à un(e) ami(e)
 

 
Accueil
  Analyses  Newsletter   Mouvements  Peintres  Genres  Techniques   Histoire   Musées  Expositions   Galeries   Artistes    Jeux    Annonces    Boutique Contactez-nous    
Qui sommes nous ?
   
 Liens 



Laisser un commentaire ou un avis.  


Maria Rémedios Varo. Prémonition. (1953).

L’œuvre se présente comme la vision de l’artiste sur la destinée de l’humanité au cœur de l’univers. En haut de la toile on reconnaît les étoiles, les planètes et les astres, sur la droite notre galaxie est même représentée. Au centre de l’image un appareil semblable à un métier à tisser produit le fil qui sert à élaborer le tissu des vêtements de femmes à l’allure de religieuses. Ceci fait référence à la mythologie romaine où les 3 Parques président aux destinées humaines, les Parques sont des divinités de la vie qui décident de la naissance, du mariage et de la mort. Elles sont semblables aux trois Moires grecques : 3 Sœurs, Nona, Decima et Morta elles ont pour rôle de filer les épisodes de la destinée humaines : la première tisse le fil de la vie, la deuxième l’enroule, la troisième le coupe lorsque le moment est venu. Sauf qu’ici l’énergie qui sert à constituer ce fil provient du cosmos. Sur le sol la trame du tissu est représentée. L’être humain n’est pas libre, il est la conséquence d’une énergie qui vient d’en haut. Le décor et les éléments verticaux soulignent cette force qui se dirige de haut en bas. Ces habits venant du ciel donnent à ces femmes de la majesté et de l’austérité mais ils sont aussi une charge et entravent leur liberté. Ils effacent les personnalités et empêchent le mouvement des corps. L’humain n’est plus qu’un simple chaînon victime de forces qui le dépassent il subit sa destinée et ne la choisit pas. La toile peut être considérée comme une critique indirecte et symbolique de la religion et de toute chose qui voudrait dicter son comportement à l’homme en niant sa liberté. Ceci traduit bien la pensée assez libertaire de Maria Rémédios Varo. 

Il existe une ligne d’horizon à l’arrière plan. Le point de vue du spectateur se situe au niveau des roues du mécanisme et le regard attiré par les personnages a tendance à descendre. 

Le mécanisme principal et secondaire sont situés à proximités de points naturels d’intérêt. Il en est de même pour le groupe de personnages en bas de la toile. 

Le tiers supérieur de l'espace pictural est réservé au cosmos, la partie centrale aux 2 mécanismes, le bas de l’œuvre au sol et aux personnages. 

Une grande majorité des lignes directrices sont verticales, symbolisant l’énergie qui vient d’en haut. L’œuvre est construite sur la grande diagonale de gauche à droite qui doit être considérée comme descendante. 

Détails : 

Ces rouages reliés aux astres par des sangles ou des courroies produisent le fil des bobines qui se tisse sur le sol, il constitue le vêtement des personnages. 

A l’arrière plan plusieurs tours sont visibles. Omniprésentes dans l’œuvre de Rémedios Varo les tours relient la terre au ciel. Le monde de la matière au domaine des idées. 

Les personnages semblent rigides et figés, comme paralysés par leurs habits qu’ils traînent derrière eux comme un fardeau.

Lumière : La lumière provient du haut, des 2 côtés. Ceci renforce le sentiment d’une force qui vient d’en haut, sensation induite également par les lignes directrices verticales. 

Couleurs : Harmonie entre couleurs chaudes.

Toiles Similaires : 

Maria Rémedios Varo. Les Feuilles Mortes. (1956). 

Maria Rémedios Varo. 3 Destinées. (1956).

Maria Rémedios Varo. La Création des Oiseaux. (1957).