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John Everett Millais. Ophélie. (1852).



 






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John Everett Millais.(1829 - 1896). Ophélie. (1852). Huile sur toile. 76 x 112 cm

John Everett Millais est un peintre anglais préraphaélite. Le Préraphaélisme est le fruit de la rencontre entre Millais, Dante Gabriel Rossetti et William Holman Hunt à la Royal Académy de Londres. Ces peintres, s’inspirant des premiers peintres de la renaissance (avant Raphaël) veulent donner une dimension symbolique et morale aux œuvres. Le style est réaliste, avec le sens du détail, les couleurs sont vives et même stridentes. 
Ophélie est une héroïne de la tragédie en 5 actes, Hamlet, de William Shakespeare écrite en 1601.
Ophélie est amoureuse d’Hamlet mais cette idylle romantique tourne mal. Hamlet pour simuler la folie la rejette et par accident tue son père Polonius. Ophélie devient folle et se noie dans une rivière. Lors de l'enterrement, Hamlet se penche sur le corps de sa bien-aimée et pleure sa mort, ultime preuve de son amour. Le destin tragique d’Ophélie a inspiré bien des peintres. La toile représente Ophélie engloutie par une eau sombre parmi les fleurs et une nature luxuriante cette œuvre obtient immédiatement un énorme succès.

Le point de vue de l’observateur est situé au niveau de la souche. Le modèle se trouve en dessous. La composition souligne l’enfoncement d’Ophélie dans l’eau et les ténèbres. 

Ophélie est positionnée sur la ligne de force inférieure entre 2 points naturels d’intérêt. La nature dans toute sa luxuriance est située sur la ligne de force supérieure, elle aussi entre 2 points naturels d’intérêt. Chose rare les 4 points naturels sont utilisés, ceci peut dérouter le spectateur au départ qui ne sait pas exactement où fixer son regard. 

3 zones sont bien délimités : La rivière sombre qui sert de cercueil à Ophélie. 
2 zones claires en haut et en bas, constituées par la nature, qui servent d’écrin au corps de la jeune fille. La toile fonctionne comme un coffret ouvert qui laisse apparaître un cadavre qui flotte encore mais qui s’enfonce. 

Les principales lignes directrices vont dans le même sens, le sens du courant, de la droite vers la gauche, symboliquement vers le passé, puisque de fait Ophélie n’a plus d’avenir. 

L’artiste a travaillé avec un grand souci du détail et de la précision. Tous les éléments de cet arbuste, feuilles, fleurs et branches, ont été exécutés de manière réaliste. 

Le visage n’est pas effrayé, les yeux sont ouvert, Ophélie est encore vivante mais elle semble s’abandonner à son sort. 

La jeune fille tient dans sa main un bouquet de fleur qu’elle a cueillit, un peu en guise de couronne mortuaire. La majorité des fleurs qui sont sur sa robe sont mortes et desséchées, un funeste présage… 

Sur cette souche d’arbre qui semble se pencher sur Ophélie pour la prendre, l’enchevêtrement inextricable des branches est représenté avec réalisme et minutie. 
Lumière : La lumière provient de la droite elle se concentre sur le visage et le corps d’Ophélie ainsi que sur la berge au premier plan. 

Couleurs : Harmonie et Contraste.
Contraste entre couleurs chaudes et froides.

Toiles similaires : 

Alexandre Cabanel. Ophélie. (1883). 
Peintre français, (1823 - 1889), c’est l’un des plus grands peintres académiques. Il pratique la peinture de genre, le portrait et la peinture historique. Au fil du temps il évolue vers des thèmes romantiques, dont Ophélie. La toile est classique, très réaliste, Ophélie est de face et semble s’abandonner à son sort dans un faisceau de lumière. 

John William Waterhouse. (1849 - 1917). Ophélie. (1894).
Peintre anglais préraphaélite et néoclassique il s’inspire de la mythologie et de la littérature pour représenter de belles jeunes femmes dans des attitudes bucoliques ou rêveuses. Très souvent la mort d’Ophélie a été représentée par une jeune femme au bord de l’eau en train de cueillir des fleurs. Le thème de la mort est abordé indirectement et de façon symbolique. 

Henry Nelson O’Neil. (1817-1880). Ophélie. ( 1874).
Peintre britannique il pratique la peinture de genre et la peinture d’histoire.
Il fait partie de la « Clique » un groupe de peintre qui dans les années 1840 se réunit pour débattre et critiquer les œuvres de leurs contemporains. Ils sont opposés aux préraphaélites et O’Neil est le plus virulent de tous, les attaquant dans ses écrits et dans des œuvres satyriques. Pourtant il aborde ici un thème qui leur est cher. La toile est beaucoup plus classique, la composition est rigoureuse, le modèle est centré, les couleurs de la nature environnante ne sont pas vives, les couleurs claires sont réservées au modèle.