|
Julien Dupré. (1851 - 1910).
Julien Dupré se dirige très tôt vers une carrière de peintre. Il fait les Beaux Arts dans les ateliers de Désiré François Laugée, puis d’Isidore Pils et Henri Lechmann.
Il se lie d’amitié avec Georges Laugée.
Dans la lignée de Jean-François Millet et de Jules Breton il excelle dans la peinture réaliste avec Léon Lhermitte, Jules Bastien-Lepage et Pascal Dagnan-Bouveret. Il devient un bon peintre animalier. Il est très exigeant dans son art, observe avec finesse et vérité la vie des paysans qu’il reproduit dans ses toiles avec fidélité et possède un don pour jouer avec les couleurs, les ombres la lumière et donner de la vie, de la force et du mouvement à ses sujets. Il observe et peint avec fidélité la vie des paysans en jouant sur l’éclairage. Il donne beaucoup de relief à ses œuvres, accentuant les effets pour leur donner du dynamisme.
Il peint les travaux des champs dans leur dure réalité et la complicité entre l’homme et l’animal. Les personnages ne sont pas figés dans des poses académiques mais sont en déplacement et souvent agissant, dans l’effort comme dans le repos, montrant ainsi leur humanité. Les paysages, bien qu’imaginaires dans la plupart des cas, s’inspirent de la campagne picarde dans la région de Saint-Quentin et de Nauroy.
Il est vite connu et reconnu aux Etats-Unis où il vend de nombreuses toiles qui, aujourd’hui, ornent les Musées. Ses œuvres sont encore très prisées.
En 1892, il reçoit la Légion d’Honneur.
|