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 Histoire des illusions d’optiques dans l’Art.







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Street Art et Trompe-l’œil. Les Surréalistes de la rue.


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Histoire des illusions d’optiques dans l’Art. 

Une illusion d'optique est une perception faussée du champ visuel, liée à des mécanismes physiologiques et psychologiques.

Il existe de nombreux exemples dans lesquels notre perception semble induire une information erronée sur notre environnement. Quand elles concernent le sens de la vue, ces déformations sont appelées illusions d’optique. 

L’être humain a pris conscience depuis très longtemps qu’il était sujet à des illusions visuelles. Dès l’Antiquité, philosophes et grands penseurs (Euclide, Vitruve, Platon, Aristote, etc.) ont étudié les impressions optiques qu’ils ressentaient. Les architectes de la Grèce antique ont, dans leur travaux, compensé les illusions liées à la perspective, parmi les exemples les plus célèbres, on peut citer le temple du Parthénon et la colonne de Trajan.

Si très tôt en architecture la connaissance des illusions a été utilisée comme subterfuge, afin de donner aux édifices une apparence satisfaisante pour l’œil, en peinture la représentation élaborée de la perspective est venue beaucoup plus tard. Ce sont les artistes florentins qui se sont attachés à donner à la peinture une base scientifique, en intégrant ce que l’on savait alors des lois de la vision. Léonard de Vinci, le premier, a énoncé les lois et les principes de la perspective dans ses « carnets », ainsi que les anamorphoses : dessins d’un objet apparaissant déformé, qui, vus sous un certain angle ou par l’intermédiaire d’un système optique, reprennent un aspect non déformé de cet objet.

Les Ambassadeurs est le tableau le plus célèbre d'Holbein le Jeune. Il représente Jean de Dinteville et Georges de Selve, envoyés de François Ier. Le crâne disposé entre les deux hommes, au centre de la scène, est peint en anamorphose : il n'est reconnaissable que d'un point situé à droite, pratiquement dans le plan du tableau.
Au XVIIe siècle, la science des anamorphoses connaît un nouvel essor en France grâce aux théoriciens de la perspective, d'autant qu'un nouvel instrument, le miroir, fait son apparition vers 1615 et permet alors des déformations et des reformations encore plus audacieuses.

Un grand nombre de figures géométriques simples, groupées sous l'appellation collective d'illusions optiques géométriques, ont été conçues afin de montrer et de tester les illusions de la perception visuelle. Dans l’animation ci-contre les 6 lignes sont de même dimension et parallèles. Notez à quel point l’apparition des obliques nous désoriente. 

Les illusions d’optiques mettent en jeu des erreurs d’estimation de la dimension, de la direction, de l’orientation et de la forme de certains éléments les composant. Et parfois le cerveau, par réflexe, engendre ce que l’œil ne peut pas voir. Il n’y a aucun cercle représenté sur la figure ci-contre uniquement des carrés. Combien de cercles voyez-vous ? Où ? 

Dans l’Illusion de Muller-Lyer la ligne droite du haut à inflexions internes paraît plus courte que celle du bas à inflexions externes. 


Dans la figure de Wundt les parallèles paraissent diverger. 


Les lignes verticales ne paraissent pas être parallèles dans l’illusion de Zollner .

Illusion de Ehrenstein : les côtés du carré circonscrits dans les cercles paraissent déformés et concaves en dehors. 

Illusion de Sander : la diagonale AB paraît plus courte que la diagonale BC, alors qu’elles ont la même longueur. 

Illusion du « T » inversé : la ligne verticale paraît plus longue que l’horizontale, alors qu’elles ont la même longueur. 

La contamination : Dans la figure ci-contre le cercle A semble plus petit que le cercle B alors que se sont les mêmes. Les cercles disposés à côtés, plus grands ou plus petits, nous induisent en erreur. 
Nous savons que les lignes obliques répétées induisent un sens de lecture de l’image, si nous changeons le sens des obliques brutalement le spectateur a l’illusion du mouvement ou du relief. Ce principe est valable dans tous les sens de lecture et produit toute une série d’illusions optiques spectaculaires.
Des zones très contrastées si elles sont voisines produisent des effets saisissants et ce qui est valable pour les contrastes clair obscur l’est aussi pour la couleur.
Les cercles et les spirales induisent un effet d’aspiration et de mouvement.
Ce sont des figures redoutables en ce qui concerne les illusions d’optiques.
Surtout en grand format et en couleur. En agrandissant l’image vous allez vous apercevoir que l’image produit d’importantes distorsions de notre sens de la vision. Les sensations ne sont pas toujours agréables. 
Certain motifs provoquent un effet de rotation de distorsion de mouvement et de plongée surtout en grand format. Ce vert fluo et ce violet strident sont des couleurs complémentaires. Ces couleurs sont opposées sur le cercle chromatique. Elles contrastent violemment. Chaque figure possède un sens de torsion différent eux aussi opposés. Tout ceci engendre une image qui est loin d’être stable. Les peintres ne cherchent pas toujours la stabilité du motif. Vincent Van Gogh à l’aide d’une multitude de traits obliques et des couleurs complémentaires donne du rythme à ces œuvres qui semblent animées. 
Les illusions d’optiques engendrent aussi parfois des erreurs d’inteprétation. 
Sur cette image ci-contre il semble que les boules du dessus reposent sur le damier, et que sur celle d'en dessous elles sont en lévitation ? Non. En fait les boules sont au même endroit sur les mêmes cases c'est les ovales grisés, que notre cerveau assimile à des ombres, qui donnent l’illusion d’un changement de position. Il s’agit bien ici d’une question d'interprétation.
Combien de pattes possède cet éléphant ? 

Les Figures impossibles : 

C'est le graveur néerlandais Maurits Cornelius Escher (1898-1972) qui a popularisé au travers de ses œuvres les « figures impossibles », c'est-à-dire des figures dont on pourrait croire, à première vue, qu'elles correspondent à des objets réels, mais qui en réalité ne peuvent exister qu'en dessin ou en photo-montage. 

L’illusion d'optique créée par les figures impossibles s'explique par le fait que l'œil ne se concentre que sur une partie de la figure et non sur sa totalité. Par exemple, en analysant séparément les deux extrémités du trident, on peut voir, d'un côté, ses trois pointes et, de l'autre, un coude de section carrée ; ce n'est qu'en observant la figure dans son ensemble qu'on s'aperçoit qu'elle est incohérente et impossible à obtenir dans la réalité : la dent du milieu est impossible à localiser puisqu'elle est vue sur des plans différents selon qu'on regarde à gauche ou à droite. 


Le Trompe-l’œil est une technique picturale qui cherche à donner l'illusion de la réalité. Le trompe-l'œil permet de percevoir en relief un objet, un paysage dessiné sur un support plat. 
Variant selon les époques et les modes, cette technique a été beaucoup utilisée par les peintres grecs et romains. À la Renaissance, de riches mécènes commandaient fréquemment des peintures en trompe-l'œil complexes et recherchées. Les murs de pièces entières pouvaient être décorés d'artifices de perspective, avec des portes et des fenêtres peintes en trompe-l'œil, donnant sur un paysage, un ciel ou des personnages. Les plafonds étaient également décorés, par exemple, des chérubins accoudés à des balcons qui regardaient les gens d'un air amusé. Le trompe-l'œil connut un regain au XIXe siècle avec les natures mortes du peintre américain William Harnett. Dans ses natures mortes en trompe-l'œil, l'Américain William Harnett réussit à faire apparaître des objets quotidiens, plus particulièrement des livres, journaux, instruments et partitions de musique, comme de véritables objets en trois dimensions.

De nos jour Les artistes du Street Art ou Art de la rue utilisent toujours le Trompe-l’œil pour produire des effets saisissant et ainsi ils exécutent des performances dans la rue ou des lieux publics. Les spectateurs sont souvent étonnés par cet art du spectaculaire qui n’est pas dénué de charme ni d’humour. 

De nombreux peintres ont incorporé des illusions visuelles dans leur œuvre, comme Magritte, Dalí, Vasarely, Yvaral et bien sûr l’école de l’Op-art 

Op art est l’ abréviation de l'anglais optical art, ou art optique, ce terme désigne une tendance de l'art cinétique fondée sur l'exploration du mouvement virtuel par les seuls moyens du dynamisme optique des formes et des couleurs. 

L'art optique se fonde sur la connaissance de certains phénomènes perceptifs extrêmes, expérimentés dès la fin des années vingt par Josef Albers et ses étudiants du Bauhaus et par Victor Vasarely dans son travail d'avant-guerre. C'est autour de ce dernier et de la galerie Denise-René que se regroupent les premiers artistes de cette tendance, avec Jesús Raphael Soto, Yaacov Agam, Carlos Cruz-Diez, Luis Tomasello, Julio Le Parc, Yvaral. 
Certains aspects de l'œuvre de François Morellet s'y rattachent, tandis que Bridget Riley et Jeffrey Steele exposent en Grande-Bretagne et Richard Anuszkiewicz aux Etats-Unis. 

Leurs recherches ont en commun de ne pas quitter le plan ou le relief en faible saillie, sur lequel ils expérimentent les phénomènes d'instabilité rétinienne engendrés par la superposition de trames, la répétition programmée de petites unités modulaires, et les contrastes de valeurs violents, notamment celui du blanc et du noir. Leurs œuvres réclament souvent la participation active du spectateur, ne serait-ce que par son simple déplacement. 

Oleg Shuplyak est un peintre ukrainien spécialiste des illusions d’optiques. Ces tableaux sont composés de paysages dans lequel le visage d’une personne ressort grâce aux éléments du décor. Ce sont généralement des personnes célèbres. 
Le photographe Siegfried Hansen prend des photos dans la rue en se servant des lignes et des formes géométriques disponibles. Le résultat est souvent surprenant.