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Jacques Louis David. (1748-1825). Le Serment des Horaces. (1784).




 





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Jacques Louis David.
(1748-1825). Le Serment des Horaces. (1784).

Commandée par Louis XVI cette toile vaut un triomphe au salon de 1785 au peintre David. Destinée à développer le sens civique du public et porteuse d’un thème patriotique, cette toile devient la référence principale de la peinture historique noble et héroïque. C’est avec cette toile d’inspiration antique à la composition rigoureuse se limitant aux éléments essentiels que David introduit le néoclassicisme dans la peinture française. Le tableau illustre un épisode de l’ Histoire de Rome de Tite-Live, le combat des trois Horaces, champions de Rome, contre les trois Curiaces, champions d’Albe, pour mettre fin à la guerre qui oppose les deux cités. Inspiré de la tragédie de Corneille, le moment représenté est celui où les frères prêtent serment devant leur père de vaincre ou de mourir. Sur la droite, les femmes pleurent la lutte fratricide. Sabine, épouse d’un Horace, est la sœur des Curiaces ; Camille, sœur des Horaces, est fiancée à l’un des Curiaces. L'intensité dramatique est rendue par un jeu de lignes fortes qui guident le regard et par une nette opposition des couleurs, pures et franches, le rouge annonce le sacrifice des Horaces. Dans la tragédie de Corneille, après la mort de deux de ses frères, Horace l’emporte, étant ainsi le seul des six champions à survivre. Accablé de reproches par sa sœur Camille, il la tue. Jugé pour meurtre, il est finalement acquitté, après un vibrant plaidoyer de son père et malgré le réquisitoire de Valère qui est amoureux de Camille. Avec Horace se mettent en place les grands traits du héros cornélien. La tragédie pose déjà, pour Corneille, les rapports entre l'amour, l'honneur et le devoir.

Le point de vue du spectateur se trouve au niveau des épées. Le regard suit automatiquement le geste des 4 personnages. Dans un second temps il prend conscience de la présence des femmes éplorées sur la droite. 

Le père est au centre de l’œuvre, les 3 frères sur le tiers gauche, encadrés par 3 lignes de force et proches de 2 points naturels d’intérêt. Le groupe des femmes se trouve sur le tiers droit à proximité d’un point naturel d’intérêt. La composition centrale forme un triangle isocèle dont la pointe se trouve au sommet des 3 épées. 

Chaque groupe de personnages occupe un tiers de l’espace pictural. Les 3 frères sont sur le tiers gauche, le père est au centre, les femmes se situent sur le tiers droit. La composition est claire et rigoureuse. A l’arrière les 3 arcades rappellent les 3 tiers de l’avant.

L’œuvre est construite sur la diagonale ascendante de droite à gauche. Celle-ci sépare la scène du serment du reste de la composition. 

Détails : 

Les 3 frères sont unis, ils se tiennent et sont bien alignés pour prêter serment dans un même geste. 

Sabine mariée à un Horace et sœur des Curiaces, et Camille, sœur des Horaces et fiancée à un Curiaces sont consternées. 

La couleur de la cape que porte le père des Horaces symbolise le sang qui va être versé.
La lumière provient de la gauche certainement par une ouverture située derrière les 3 frères. 

Couleurs : Contraste entre couleurs complémentaires.

Toiles Similaires : 

Jacques Louis David. L’ Enlèvement des Sabines.(1799).

Jacques Louis David. Le Serment du Jeu de Paume. (1789).

Jacques Louis David. La Mort de Marat. (1793).