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Asher B. Durand. Les Hêtres. 1845. Hudson River school




 




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Asher B. Durand. Les Hêtres. 1845. Hudson River school. 


Après la mort de Thomas Cole en 1848, Asher Brown Durand (1796 - 1886) prend la tête du mouvement de l’Hudson River School. (École de la Rivière Hudson). 
Le peintre se concentre surtout sur les effets de lumière et d’atmosphère, dans un genre que l’on surnomme le luminisme. Les toiles sont très détaillées et la technique est précise, il n’y a pas de trace du travail du pinceau. Les œuvres ressemblent à des photographies de la nature. A partir de 1835 Durand se consacre entièrement à la peinture de paysage. Pour l’artiste, ainsi que pour tous les peintres de l’Hudson River, la beauté de la nature est une manifestation de Dieu. 
Au premier plan les arbres sont relativement sombres. Ils guident le regard du spectateur vers le berger et son troupeau , le lac et le village, au loin. 
A la manière de Constable dans la Cathédrale de Salisbury l’orientation des arbres et leur feuillage orientent le regard vers la lumière , le lac, le clocher et l’action. Les hêtres ne sont que le cadre, l’essentiel se déroule plus loin. Baignant dans une douce lumière, le berger, les moutons, le lac et le clocher semblent participer à une scène paradisiaque, magnifiée au point qu’elle semble presque irréelle. L’œil est irrésistiblement attiré vers le lointain à l’aide d’une composition qui est une véritable mise en scène. Ici la peinture rejoint la photographie et le cinéma. L’image traduit exactement les intentions de l’artiste qui sont de magnifier et d’idéaliser. Ce paysage d’une grande douceur éclairé d’une exquise lumière est, bien sûr, éminemment romantique. 

Au premier plan les arbres sont de taille imposante, le regard du spectateur monte. Puis dans un second temps, le regard, attiré par la lumière et l’action redescend vers la lumière et l’action. Le point de vue du spectateur une fois le regard fixé et la ligne d’horizon sont très bas par rapport à la hauteur des arbres. 

L’arbre le plus gigantesque par la taille et la grosseur, à gauche, est situé sur la ligne de force verticale entre 2 points naturels d’intérêt. A droite sur le point naturel d’intérêt inférieur droit, se trouve la scène vers laquelle le peintre désire orienter le regard. 

Les zones sombres sont au premier plan, les zones claires à l’arrière plan. Ceci permet d’avoir encore plus de profondeur de champ. 

Le modèle est à l’avant-plan. La ligne d’horizon est au loin et assez haute. Le point de vue du spectateur se situe en dessous du visage mais le regard est irrésistiblement attiré par la grâce et l’expression du faciès. 

Les troncs des arbres, leur feuillage et les lignes de fuite guident le regard au loin vers la lumière. 

Détails : 

Ce ciel et ce feuillage rappellent ceux de La Cathédrale de Salisbury, toile de John Constable. 1825.

Au centre, dans la lumière, le berger semble presque irréel dans un cadre paradisiaque. 

La touche du peintre est si précise que chaque détail apparaît. Comme sur une photographie. 

Lumière : La zone centrale dans le lointain est éclairée d’en haut et de la droite.

Couleurs : Contraste entre couleurs chaudes et froides.

Toiles Similaires : 

John Constable. La Cathédrale de Salisbury. 1825. 

Frédéric Church. Le Fleuve de Lumière. 1877.

Frédéric Church. Matin sous les Tropiques. 1858.