Eugène Delacroix. (1798 – 1863). 


   
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Analyse : Eugène Delacroix : La Liberté Guidant le Peuple.










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Eugène Delacroix. (1798 – 1863). 

Peintre romantique Eugène Delacroix est issu d’une famille aisée. Son père, Charles Delacroix, est ministre des Affaires extérieures sous le 
Directoire, ambassadeur en 1798, puis préfet à Marseille et à Bordeaux ville où il grandit et qu’il quitte avec sa mère à la mort de son père. 
Très tôt, à Paris, il fait la connaissance de Théodore Géricault au lycée Impérial, l’actuel lycée Louis-le-Grand. Il le retrouve ensuite 
lorsque qu’il entre en apprentissage à 17 ans chez son oncle le portraitiste Henri-François Riesener. Pour Théodore Géricault il pose dans 
Le Radeau de la Méduse, (1819). Il étudie à partir de 1815 dans l'atelier de Pierre-Narcisse Guérin (1774 -1833, un élève de Jacques Louis 
David). Très Ami avec Géricault, Delacroix, comme lui fréquente les asiles où il représente des aliénés. Ils ont aussi en commun la passion 
des chevaux, Géricault ayant été ayant été formé chez le peintre de chevaux Carle Vernet (1758 - 1836). Tout au long de sa carrière 
Delacroix peint des chevaux se battant, des courses de chevaux, des cavaliers seuls ou attaqués, souvent en lutte ou déferlant sur l’Italie 
et les Arts comme Attila (1843). 
En 1816 il entre à l’école des Beaux Arts, les cours sont trop académiques et classiques pour lui, aussi il consacre beaucoup de temps à 
visiter Le Louvre où il apprécie surtout Rubens, Véronèse et Goya. Son premier grand tableau, Dante et Virgile aux Enfers est réalisé en 
1822. Cette toile obtient un vif succès au Salon de 1824 et elle est achetée par l’État. L’actualité de cette époque lui inspire le tableau : 
Scènes des Massacres de Scio, également exposé au Salon de 1824 qui lui apporte de nouvelles louanges mais aussi des critiques. 
Certains spectateurs n’apprécient pas d’être confrontés directement avec les événements de l’île de Scio où 20 000 Grecs en lutte pour 
leur indépendance sont tués par les Turcs. En 1825 Delacroix part pour Londres où il étudie les œuvres de Gainsborough et de Turner. La 
lecture de Shakespeare lui inspire des illustrations lithographiques, les 16 illustrations de Hamlet. Probablement sous l’influence des toiles 
de Constable à son retour de Londres sa palette de couleurs s’éclaircit considérablement. Richard Parkes Bonington, mais aussi Joshua 
Reynolds et Thomas Lawrence, l'influencent aussi dans ses recherches sur la vibration chromatique.
Le Salon de 1827 est important pour Delacroix, il y expose pas moins de 12 tableaux. Ces toiles sont extrêmement différentes des tableaux 
du peintre classique Jean Auguste Dominique Ingres dont l’œuvre est précise mais froide. Ainsi il est célébré, sans l’avoir voulu, comme le 
chef de file de l’école Romantique. Sommet de ce genre La Mort de Sardanapale (1827) inspirée par la tragédie de lord Byron représente 
l'achèvement d'une nouvelle conception des couleurs et de l'espace. Caractérisée par sa vision baroque, l'harmonie entre les couleurs 
chaudes et la luxuriance des jaunes, des orangés et des rouges, théâtrale et tumultueuse, pleine de force et de passion, cette grande 
scène de massacre est l’union entre la volupté et la mort dans un Orient légendaire proche bien sur de Byron et du Victor Hugo des 
Orientales. Pourtant Delacroix reste strict en ce qui concerne la composition. 
En 1830 la révolution de Juillet lui inspire La Liberté Guidant le Peuple. 
S'inspirant des scènes de soulèvement populaire dont il fut le témoin lors des journées de juillet 1830, dites des 3 Glorieuses, Delacroix a 
imaginé cette Liberté victorieuse, et transformé ainsi un épisode historique en symbole universel. Par sa construction en pyramide, la 
progression des tonalités, le mouvement qui semble monter des corps inertes jusqu'au drapeau flottant dans un tourbillon de lumière, 
l'œuvre tout entière est parcourue d'un irrésistible élan vers le symbole triomphant que la jeune femme personnifie. Passionné et épris de 
liberté, Delacroix s'est lui-même représenté à son côté, coiffé d'un haut-de-forme, le fusil à la main.
En 1832 Delacroix voyage au Maroc, en Algérie et en Espagne. Durant ces voyages il exécute des esquisses qui lui serviront de modèles 
pour ses tableaux d’Orient. Femmes d’Alger (1834), Les Fanatiques de Tanger (1837), Mariage Juif au Maroc (1839), Le Sultan du Maroc 
(1845). Il poursuit par-là le courant littéraire orientaliste amorcé par les Romantiques dans les années 1820. Mais le talent de Delacroix ne 
se limite pas aux scènes de genre, aux portraits et aux représentations historiques.
Les Natures Mortes comme les fleurs ou cette surprenante Nature Morte avec Homards (1827), les nus féminins et même la peinture 
religieuse font aussi partie de ses multiples domaines de compétences. Sa correspondance avec Eugène Chevreul témoigne de son intérêt 
pour la théorie de la couleur et ses études de Ciel au crépuscule (1849) n’ont rien à envier à Corot ou à Boudin tout comme cette Vue de 
la Mer depuis les Hauteurs de Dieppe (1852). 
Le Romantisme de Delacroix est parfois mélancolique et souvent dramatique.
Dans l’Entrée des Croisés dans Constantinople (1840) la scène pourrait être joyeuse mais il y a toujours un détail qui plonge le spectateur 
dans le drame. La situation des protagonistes est rarement enviable. L’artiste est aussi très doué pour l’ornementation. 
Il réalise de nombreux plafonds. 
Il honore aussi de nombreuses commandes de décoration de palais, pour Le Salon du Roi au Palais Bourbon il réalise il réalise La Justice, La 
Guerre et deux panneaux représentant La Garonne et La Méditerranée. Les Limbes de Delacroix décorent le plafond de la Bibliothèque du 
Palais du Luxembourg, il réalise aussi Le Salon de la Paix à l’Hôtel de Ville de Paris et le plafond de La Galerie d’Apollon au Louvre représente 
Apollon Terrassant le Python (1850). 
Au cours de cette période, il se lie d'amitié avec Stendhal (1783 -1842), Prosper Mérimée (1803 -1870), George Sand (1804 -1876), dont il 
exécute le portrait (1838) tout comme Frédéric Chopin (1810-1849) dont il réalise le portrait également en 1838, il fréquente aussi la 
baronne Joséphine de Calvet. Les toiles de cette époque, saluées par Charles Baudelaire dans ses Salons, reprennent des thèmes qui lui 
sont chers : Médée Furieuse (1838), Le Naufrage de Don Juan (1840).
Sous le second Empire, l’artiste est à l’apogée de sa gloire. Lors de l’exposition universelle de 1855, 42 de ses toiles sont présentées, en 
particulier les Deux Foscari De cette époque datent également de nombreuses scènes de chasse, comme La Chasse au Tigre (1854), La 
Chasse au Lion (1861) et les combats de fauves : Lion et Caïman (1855). Exécution 
Eugène Delacroix meurt le 13 août 1863 peu après avoir achevé la chapelle des Saints-Anges : La Lutte de Jacob avec l’Ange, Héliodore 
chassé du Temple, (1854 -1861), un décor-testament haut en contrastes et en couleurs lumineuses.
Son œuvre est immense : 800 tableaux et peintures murales, plus de 600 dessins et 100 lithographie et gravures. Delacroix est l’un des 
plus grands artistes du 19ème siècle. C’est l’un des précurseurs de l’impressionnisme, c’est un grand peintre de plafond et d’événements 
historiques, c’est un excellent portraitiste : Autoportrait en Hamlet, Portrait de Louis-Auguste Schwiter (1826). Il s’exprime également sur 
la beauté et l’Art dans des ouvrages didactiques. Ses sources d’inspiration sont la passion et l’imagination. Il rejette le classicisme froid. 
Son exceptionnel talent de coloriste lui permet d’utiliser la couleur pour transmettre une atmosphère, il lui attribue ainsi une nouvelle 
signification, ceci donnera un élan décisif aux futurs impressionnistes. Le dernier appartement que le peintre a habité à partir de 1857, rue 
Furstenberg à Paris, abrite aujourd'hui le musée national Eugène-Delacroix.