English Website



 

Toutes les Analyses



Salvador Dali.  Autoportrait Cubiste. (1923)..

 Cubisme









Laisser un commentaire ou un avis.  




Vidéo : Boxed In.



Envoyer cette page à un(e) ami(e) 

 Accueil     Newsletter   Mouvements  Peintres  Genres  Techniques   Histoire   Musées  Expositions   Galeries   Artistes    Jeux    Annonces    Boutique  Contactez-nous   Qui sommes nous ?   Liens 




Laisser un commentaire ou un avis.  



Salvador Dali. Autoportrait Cubiste. (1923). 104 x 75 cm. Huile et Collage sur carton collé sur bois. 

Entre 1922 et 1923, et jusqu'en 1928, Salvador Dali est dans sa période cubiste. Pour cet Autoportrait Dali s’inspire des premières toiles de Picasso qui sont du cubisme analytique, Le portrait d’Ambroise Vollard (1910), Le Portrait de Daniel Kahnweiler (1910), Le Poète (1911). 
Dans l’autoportrait de Dali l’architecture des objets est totalement décomposée comme dans le cubisme analytique mais comme l’artiste a ajouté des collages dans son œuvre qui relient celle-ci à la réalité et qui permettent d’identifier les objets le cubisme de Dali dans cette toile devient synthétique. Comme Picasso et Braque Dali colle des morceaux de journaux, de la tapisserie et du vinyle sur sa toile. C’était un jeu entre Braque et Picasso qui s’envoyaient des messages au travers de leurs œuvres. Dans cet autoportrait, Dalí positionne son propre visage au centre de la composition, il est parfaitement reconnaissable. Le reste du corps et d’autres éléments, une tasse à café, une table, une chaise peuvent être deviné dans l’œuvre parmi des lignes et des formes montantes. Comme dans le Portrait d’Ambroise Vollard on devine que le sujet est assis à une table et consomme un café en lisant son journal. Mais alors que Picasso joue sur l’effet de prisme pour le visage et brise les formes avec des triangles et des carrés sur le reste de la toile, Dali dans cet Autoportrait utilise surtout de longs rectangles qui s’étirent vers le haut et qui évoquent un immeuble. Peut être un hommage au Futurisme, qui fait l’éloge de la vitesse, et à Carlo Carrà, que Dali appréciait aussi, car il semble que la toile n’est pas statique et qu’elle est en mouvement. 

Le centre géométrique de la toile est l’unique point de repère pour le spectateur.
Les éléments identifiables se trouvent en haut avec le visage du peintre, à droite avec le journal et la tasse de café, à gauche avec un paquet de tabac à rouler ou une boite de petits cigares. 

L’artiste utilise 4 points naturels d’intérêts. Le visage de l’artiste se trouve sur le point supérieur gauche, le journal et la tasse sont sur la ligne de force droite entre 2 points naturels d’intérêts, le tabac est situé non loin du point naturel d’intérêt inférieur gauche. 

Une grande majorité des formes sont rectangulaires, ce sont des rectangles allongés s’étirant vers le haut ou vers le bas. Pourtant le peintre utilise un triangle pour le visage, un carré pour le journal, un rectangle positionné dans le sens horizontal pour le morceau de vinyle collé en haut et au centre de la toile on peut identifier des formes rondes qui doivent figurer des éléments de la table ou de la chaise. 

A cause des multiples formes rectangulaires disposées en oblique l’œuvre donne une impression d’ascension. La forme générale évoque un édifice ou un immeuble s’étirant du bas vers le haut. 


Détails : 

On identifie facilement les cheveux, les yeux, les sourcils, et la forme générale du visage. 

Comme le pratiquaient Braque et Picasso des morceaux de journaux sont collés sur l’œuvre. 
Au-dessus Dali a peint une demie tasse de café.

C’est une boite à cigares ou à cigarillos, la forme de l’objet ne fait aucun doute. A côté on reconnaît la vignette ronde de la régie du tabac. 

Lumière : Les zones les plus lumineuses sont au centre sans que l’on puisse définir si la lumière vient de gauche ou de droite. 

Couleurs : Légers contrastes entre couleurs chaudes et froides.

Toiles similaires : 

Pablo Picasso. Portrait d’Abroise Vollard. 1910.

Pablo Picasso. Portrait de Daniel-Henry Kahnweiler. 1910.

Pablo Picasso. Le Poète. 1911.