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Vincent Van Gogh. Champ de Blé aux Corbeaux. (07.1890).

Ou le rythme en Peinture. 








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Vincent Van Gogh.
Champ de Blé aux Corbeaux. (07.1890)

Voici une scène banale, un sujet banal, et le tableau, à cause du ciel sombre et tourmenté ainsi que la présence du vol de corbeaux, dégage une atmosphère quelque peu morbide. Biens des critiques et historiens ont vu dans cette toile, l’expression de la conscience tourmentée de Vincent qui s’est suicidé quelques jours après. Il faut dire que le corbeau possède une sinistre réputation, dans l’inconscient collectif il est souvent considéré comme oiseaux de malheur annonçant la mort, en effet cet oiseau ne fréquente pas que les champs de blé, Il aime aussi les champs de batailles et après celles-ci il picore quelques restes humains, ceci n’arrange rien à sa mauvaise réputation qui fait qu’il est souvent perçu comme messager du malheur. Mais cette œuvre ne se limite pas à cela. Elle est une parfaite illustration de ce que peut être le rythme en peinture. Regardez bien le ciel, le champ, les oiseaux, tout semble en mouvement. La toile entière bouge. On sent le vent qui fait plier les épis de blé, les oiseaux sont en mouvement, les nuages dans le ciel avancent. Au premier plan 3 chemins nous invitent à choisir une direction et à flâner. Cette toile est dynamique. Elle est en complète opposition avec un paysage classique statique. Elle semble vivante et la scène semble réelle et se dérouler sous nos yeux comme au cinéma. Toute la magie de Vincent Van Gogh est là… 
Le point de vue du spectateur se trouve légèrement en dessous de la ligne d’horizon.
Le regard suit le vol des oiseaux et le sens du blé, il est attiré par le haut et la droite. 
Le ciel est placé sur la ligne de force haute. Afin de bien attirer le regard les cordeaux sont situés sur 2 points naturels d’intérêt. 
Le ciel occupe un peu plus du tiers supérieur de l’espace pictural, le champ de blé un peu moins du tiers inférieur. 
La toile est construite en fonction de la grande diagonale ascendante de gauche à droite. Les oiseaux vont dans cette direction. Au premier plan les lignes directrices du champ et de 2 chemins vont aussi dans ce sens. Cette impression est renforcée par le fait que l’artiste fractionne sa touche en de larges traits. 

Ce ciel d’orage est animé. Comme les corbeaux ces nuages noirs avancent de gauche à droite et donnent l’impression du mouvement. 
On voit bien ici que Vincent travaille en de larges touches et traits au couteau qui suivent le même sens. Cette manière de fragmenter et de multiplier les lignes augmente l’impression d’instabilité induite par le tableau. C’est une peinture rythmée, en mouvement. 
Du coté gauche, le chemin symbolise le passé et l’artiste travaille en de larges lignes montantes. Curieusement cette palette terreuse rappelle la période hollandaise de Van Gogh à ses débuts…. 

Les corbeaux sont simplement esquissés en de multiples W qui se dirigent vers la droite donc l’avenir…

Lumière : Le tableau peut avoir être peint de nuit. Il n’y a pas d’indication de provenance de la lumière. La zone la plus lumineuse se situe à gauche dans le champ de blé. 
Couleurs : Contraste entre couleurs chaudes et froides. 

Toiles Similaires : 

Vincent Van Gogh : Terrasse du Café le Soir. (1888).

Vincent Van Gogh : La Nuit Étoilée. (1889). 

Vincent Van Gogh : L’Église d’Auvers-sur-Oise. (1890).