English Website


 

 


Toutes les Analyses


Andrew Wyeth. Le Monde de Christina. (1948). 




Envoyer cette page à un(e) ami(e) 

 





Laisser un commentaire ou un avis.
 



Ce Tableau à la Loupe. Zoom.


Envoyer cette page à un(e) ami(e) 

 Accueil     Newsletter   Mouvements  Peintres  Genres  Techniques   Histoire   Musées  Expositions   Galeries   Artistes    Jeux    Annonces    Boutique  Contactez-nous 
   
Qui sommes nous ?  
 Liens 




Andrew Wyeth. (1917-2009). Le Monde de Christina. (1948). 

Andrew Wyeth est un peintre américain réaliste dit régionaliste, il représente des motifs ruraux, prés de chez lui dans le Maine ou en Pennsylvanie. 
Lorsqu’il débute la peinture il utilise des nuances de bruns et de gris seulement et utilise la tempera c'est à dire de la peinture délayée à l'eau avec un liant (œuf, lait ou colle). 
Il s’inspire de son entourage pour réaliser ses tableaux. Ses sujets préférés sont la terre et les habitants de sa ville natale, ainsi que ses proches.
Ces toiles sont parfois mélancoliques et posent la question du temps qui passe et de la condition humaine.
Le monde de Christina est une toile étrange et fascinante chacun peut imaginer son propre scénario. L'atmosphère est lourde, pleine de menaces, le spectateur se pose bien des questions, sent un danger dans le paysage, mais tout ceci est voulu par l'artiste qui ouvre la porte à l'incertitude en réalisant une scène assez équivoque et paradoxale. 

Au premier coup d’œil le spectateur s’aperçoit que les édifices sont sur une butte et que la jeune fille est en contrebas. Pourtant la jeune fille et les maisons se trouvent au niveau des yeux du spectateur. Concernant la perspective et le point de vue le peintre ne tient pas compte de la pente qu’il laisse apparaître et qu’il a pourtant reproduite. 

Christina est située sur la ligne de force inférieure. Entre 2 points naturels d’intérêt.
Son visage est proche du centre géométrique de la toile.
Le Personnage occupe 1/3 de l’espace pictural, les maisons et la nature les 2 autres tiers. 
La toile est construite sur la diagonale ascendante. Christina a tout son corps, sur le sol, tendu vers la maison. On devine mal si elle est agressive et quelles sont ses intentions. Le personnage et la maison sont liés par un lien dont chacun imagine la nature. Cette situation donne un aspect et une atmosphère fantastique à l’œuvre. 
Détails : 
Christina Olson est la voisine du peintre. Elle est paralysée, elle a fait une chute, elle rampe vers la maison de ses parents car elle a besoin d’aide. L’artiste l’aperçoit dans cette position du 1ère étage de la maison. Il reproduit la scène de mémoire. Comme le personnage est vu de dos et non de face on ne voit pas sa détresse. 
Voici la ferme des Olson, voisins de Wyeth. Les couleurs sont sombres, elle semble hostile. A cette époque dans le Maine ces maisons de bois sont démontables. Elles sont étrangères au paysage car il était courant qu’au bout de quelques mois les habitations soient déplacées. 

Une bonne hauteur sépare le personnage de la maison. Cette petite colline ressemble à un mur abrupt qui se met en travers du parcours de Christina. Celle-ci se trouve donc en contrebas par rapport à la demeure. La position de la jeune femme peut laisser penser qu’elle s’accroupie pour se dissimuler, de fait on le spectateur peut logiquement se demander qui est hostile, la maison envers Christina ou la jeune fille envers la maison. 
Lumière : 
Au niveau de la lumière assez paradoxalement Christina et la maison sont traités de manière opposée. Autant le personnage est inondé de lumière au point que le rose de sa robe semble délavé et décoloré, autant la maison est dans la pénombre. Pour Christina le soleil est à son zénith, à midi, pour la maison il est à la tombée de la nuit. 
Couleurs : 
Harmonie et contraste.
Harmonie entre couleurs chaudes.
Toiles Similaires.
Andrew Wyeth. Hiver. (1940).
L’auteur aime représenter les personnes de son environnement dans la nature.
Les teintes de cette toile sont proches de celles du monde de Christina. Ainsi que le traitement du paysage. 
Andrew Wyeth. Le Lavoir des Wyeth. (1967).
Les couleurs obtenues avec la tempera, les bruns, les couleurs grises, blanches sombres et les orangés se prêtent bien à la représentation du monde rural dans lequel vit l’artiste. L’expression peintre du quotidien plus que régionaliste prend ici toute sa dimension.