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 Max Ernst. (1891 - 1976). La Tentation de St Antoine. 1945. Surréalisme.  





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Max Ernst. (1891 - 1976). La Tentation de St Antoine. 1945. Surréalisme. 

Ce sujet a fait l’objet de nombreuses œuvres qui traitent toutes du thème de la tentation de Saint Antoine, ermite égyptien, le premier moine chrétien.
Issu d'une famille de propriétaires terriens aisés, Antoine rejoint, dès l'âge de 20 ans, l'école d'un ascète près de son village. Par la suite, il opte pour un mode de vie de plus en plus rude, enfermé successivement dans un tombeau et dans un fortin, luttant contre diverses tentations. Les ermites sont connus dans de nombreuses cultures. l'hindouisme, le bouddhisme et même le taoïsme chinois… Jésus Christ sacrifie à cette tradition en passant 40 jours dans le désert où il est assailli par le malin.. Les régimes ascétiques et contemplatifs rigoureux sont censés déclencher une alchimie interne qui transforme le corps afin d’ atteindre l'immortalité ou la révélation spirituelle. Mais ce qui intéresse le peintre surréaliste ce n’est pas la dimension religieuse c’est la représentation des tentations. La toile aux couleurs baroques représente le corps féminin bien sûr mais aussi des animaux fantastiques symboles du mal. Le Saint de toute façon est représenté avec la forme d’une tête de singe, c’est tout dire. Tapis dans l’ombre, des oiseaux de nuit, des amphibiens, des mollusques et des crustacés, tous ayant subit des mutations, semblent très agressifs. On retrouve de le bestiaire du Jardin des délices de Jérôme Bosch si bien que l’on peut rapprocher les diverses formes de chaque toile. Le plus inquiétant c’est que l’ermite est loin d’être seul. Tout semble vivant, la forêt bien sûr, les arbres, les rochers et ces éléments évoquent soit la sexualité, soit des animaux aux formes belliqueuses et surnaturelles. 

La ligne d’horizon se trouve sur le tiers supérieur de la toile.
L’œil est tout d’abord attiré pat le corps féminin en rouge au centre, puis il remarque les formes sombres dans la forêt à gauche, ensuite il cherche le Saint qui se trouve au centre sur le pont de vue du spectateur. Ensuite il explore l’arrière plan qui possède 2 étendues d’eau avant le ciel. Le plus inquiétant c’est que l’ermite est loin d’être seul. Tout semble vivant, la forêt bien sûr, les arbres, les rochers et ces éléments évoquent soit la sexualité, soit des animaux aux formes belliqueuses et surnaturelles. 

Deux zones sombres sont sur les tiers gauche et droit encerclant le saint. Le corps féminin disproportionné se trouve sur la ligne de force basse entre deux points naturels d’intérêt. Impossible de pas remarque les formes courbes et sensuelles. 

Les zones lumineuses occupent 2/3 de l’espace pictural. 

La toile est construite sur la diagonale descendante. 

Rappel de couleur : Le rouge du bec ou de la langue dans l’arbre est le rappel de la couleur du vêtement plus bas. 

Détails : 

Cette créature à tête d’oiseau et au corps poilu rappelle les oiseaux qui torturent les hommes dans le Jardin des Délices sur le panneau central et le volet droit du triptyque. 

Dans le rêve et pour l’inconscient l’animal devient le symbole de ce qui en nous est dompté et de ce qui est resté sauvage. De ce que notre nature a de plus simple mais aussi de plus incompréhensible. Le symbole animal est riche, il exprime la force, la qualité et l’orientation de nos instincts. 

Lumière : 

La scène est éclairée d'en haut à gauche.

Couleurs : Multiples contrastes entre complémentaires.

Oeuvres similaires :

Salvador Dali. La Tentation de St Antoine. 1946.

Max Ernst Max Ernst. L'Antipape. 1941-42.
Clic pour voir l'Analyse. 

Jérôme Bosch. La Tentation de St Antoine. 
Triptyque. Panneau central. 1501.